Bonjour,
 
Ci-dessous VendrEDI n° 64 pouvant être imprimé pour un meilleur confort de lecture.
 
Annonce 1
 
Michel Duperrier prie de rappeler aux Parisiens que le prochain rendez-vous sparklingPoint est le jeudi 12 juin à partir de 18h30. Seront accueillis : Jean-Jacques Thomasson sur le thème "Airbus : un puzzle sur mesure de pièces détachées et d'équipements" et Antoine Lonjon qui présentera "UML2 : Une deuxième génération de langage de modélisation des systèmes et au-delà..."
 
Détails sur : http://xmlfr.org/sparklingpoint/networkg.html
Inscription gratuite : en précisant prénom, nom, société.
 
Annonce 2
 
Bruno Chiaramonti (mon fils), développeur indépendant, signale qu'il a mis au point un algorithme universel de "hachage" du temps avec insertion automatique d'informations datées. L'outil se présente sous forme de classes d'objets décomposant le temps du millénaire au millième de seconde pour y insérer une soure de données quelconque. En sortie l'outil renvoie soit du HTML générique pour des applications PHP/ASP soit du XML pour des applications Flash ou Services Web.
 
L'outil lui semble assez novateur pour qu'il soit mis en vente avec des modalités négociables.
 
Page démo Pour tout renseignement complémentaire :
 
Comme d'habitude, me signaler par retour de courrier des adresses de nouveaux lecteurs ou votre souhait de ne plus recevoir VendrEDI.
 
Cordialement
 
Claude Chiaramonti
 
 
 

 
   VendrEDI   lettre de Claude Chiaramonti
 sur les données de
l'échange électronique
        Numéro 64       6 juin 2003
   WS-I un an après :
 
  EDI, Internet, SW :
   pédagogie de mise en place
 une évolution  sans rupture
Avant les travaux pratiques, un cours théorique sur les Services Web : la dernière  version de  Web Services Architecture publiée par le W3C. Ensuite la pédagogie de mise en place : lancée en février 2002 par Microsoft, IBM, SAP, Oracle et autres,  WS-I (Web Services Interoperability Organiza-tion) entend devenir un forum d'où fournisseurs et end users, d'une part  exprimeraient leurs besoins communs aux instances de standardisation, d'autre part aideraient à l'implémentation des Services Web. WS-I a fini par admettre Sun à son Board et peut donc désormais prétendre qu'elle recherche pour tous l'interopérabilité ! Y compris avec propositions de Sun, concernant Java par exemple, pas for-cément alignées sur les premiers travaux.
Les quelques 170 membres de WS-I (dont 20% de non-vendors) ne cherchent pas à produire de nou-velles spécifications pour les Services Web, mais seulement à vérifier que la mise en oeuvre des standards, estampillés séparément IETF, W3C, Oasis ou autres, aboutit bien à l'interopérabilité.
WS-I a commencé par publier un Basic Profil 1.0, recommandant comment bien articuler ensemble, SOAP 1.1, WSDL 1.1, UDDI 2.0, XML 1.0 et XML Schema, pour le messaging, la description de services, la discovery et la sécurité. Ce profil de base comprend des cas de scénarios, par exemple concernant le Supply Chain Management, des best practices et des outils de tests. Extension prévue, un Basic Security Profile pour aider à l'interopérabilité entre les différents mécanismes de sécurité proposés (cf VendrEDI n° 60).
Développeurs et utilisateurs sont invités à tester leurs Services Web à partir des requirements et de rendre publics les résultats. Les outils de ces tests sont le Monitor, qui stocke les messages adressés ou revenant d'un Service Web, pour que l'Analyzer vérifie la conformance au Basic Profile de ces messages ainsi que des schémas XML ou aspects UDDI et WSDL du Service Web ayant été invo-qués. Sans pour le moment de procédure formelle de certification , tous les autres aspects du service Web n'étant pas vérifiés systématiquement. Ces outils de tests peuvent aussi être utilisés en phase de développement ou pour identifier une cause d'échec de transaction. Une pédagogie concrète.
 
Si l'EDI traditionnel est toujours la partie essentielle du B2B, la montée en charge, même lente, de XML pour le format des messages et d'Internet pour leur transport, par exemple en Services Web (SW) sans RVA, fait apparaître des filières parallèles appelées à se rejoindre. C'est le cas, par exemple, du fer et de l'acier en Europe. D'une part, Eurofer continue à créer de nouveaux subsets de messages Edifact, traduits ensuite dans une version XML (gamme ESIDEL). D'autre part, la place de marché électro-nique (hub) du secteur, STEEL24-7, complète l'EDI par une possibilité d'intégrer à moindres frais ache-teurs et vendeurs du secteur en Services Web. Mais Eurofer et STEEL24-7 travaillent à une conver-gence de leurs processus d'intégration dans le cadre d'ebXML, grâce notamment au recours à ebMS (ebXML Messaging Service) qui est un standard Oasis. En considérant qu'il y a peut-être là une manière d'améliorer la reliability insuffisante des Services Web. D'ailleurs, ebXML se présente main-tenant comme le meilleur framework pour une mise en oeuvre fiable des Services Web !
Autre cas de figure d'une évolution sans révolution : le passage de l'EDI sur Internet en utilisant le protocole EDIINT AS2 du W3C qui divise par 10 le coût des RVA, tout en supposant que les parte-naires soient capables de s'assurer les mêmes ser-vices. Mais il n'y a pas forcément rupture : GXS, (Global eXchange Services, anciennement GEIS), RVA mondial s'il en est, annonce en effet une offre AS2 qui, d'une part représente une économie pour les majors, et d'autre part comprend pour leurs petits partenaires un préparamétrage de leurs spécifica-tions pour faciliter l'implémentation.
Evolution et non rupture révolutionnaire, c'est ce que les utilisateurs souhaitent. Ceux qui ont déjà investi en EDI, et ne veulent pas en faire table rase, les nouveaux, qui veulent pouvoir être liés à tout le monde, quelque soit la technologie, le protocole etc.
Ce qui veut dire qu'il faut en finir avec l'esprit de chapelle : il n'y a pas qu'une filière, il n'y a pas qu'un framework. Il faut aussi intervenir dans les con-sortiums proposant les standards des SW, faire connaître les best practices d'évolution, préparer, entre francophones, une inter-
sectorialité qui ne soit pas seulement US.
Pour que "le message passe" il faut bien être d'accord sur le sens des données à transmettre

   Web distribué
 
 InfoPath et eDocs :
      de  manière  personnalisée
 
du formulaire aux Services Web 
RSS, RDF Site Summary,  est un outil XML d'as-semblage personnalisé de descriptions de contenus de sites Web : titre, URL, résumé, etc. en utilisant RDF : RSS 1.0. Mais RSS existe aussi sans RDF (RSS 2.0) et peut se lire Rich Site Summary ou Really Simple Syndication. Eric van der Vlist, qui est membre du groupe international de développement du "RSS avec RDF" et l'utilise pour la gestion du site XMLfr, pense que c'est bien l'utilisation de l'outil sémantique RDF (Resource Description Framework) qui permet à RSS d'avoir une valeur ajoutée sémantique pour l'invocation automatique et personnalisée de contenus Web. Le W3C est d'ailleurs convaincu que c'est ce type d'applications de RDF qui fera démarrer le Semantic Web qui vise précisément à automatiser l'accès aux données du Web. RSS est d'ailleurs un vrai "liant" sémantique puisqu'il peut recourir aussi aux namespaces et à la syntaxe Dublin Core. De même, les RSS channels utilisés décrivant une source en tant que feed peuvent être transformés en XTM (XML Topic Maps) pour faire ressortir statistiques et associations. De même, encore, les RSS feeds pourraient être enregistrés en UDDI, en plus des registres RSS spécifiques.
Au départ, RSS a été surtout utilisé pour la syndication de news, c'est à dire leur "publication simultanée dans plusieurs journaux" (Harrap's) avec une organisation facilitant ensuite l'interrogation. Donc une automatisation de la distribution en push ou de l'invocation en pull, grâce à un outil Aggregator, isolé ou inclus dans Outlook etc.
Et pourquoi pas de même utiliser RSS dans le B2B en général ? Pour les catalogues électroniques en remplaçant les metadata sur des news par celles sur des items ou des services, y compris leur disponibilité : en diffusant ainsi les mises à jour de ses catalogues (ou tout autre contenu de site Web) à ses clients en fonction de leurs habitudes d'achat, en permettant aussi aux clients de com-mander la visualisation des catalogues contenant des mises à jour les intéressant.
Des acteurs majeurs du B2B utilisent déjà ainsi RSS pour leur e-marketing clients ou prospects. RSS permet en effet d'avoir des portails plus dynamiques et personnalisés et complète (sans spam) les e-mails. A côté de l'e-marketing, cette fonctionnalité de RSS permettant une distribution personnalisée de contenus web est sûrement utilisable dans d'autres secteurs où le push d'une information ciblée est importante. Comme des mises à jour diverses, lo-giciels, textes officiels et réglementaires, notices etc.
 
InfoPath, qui sera utilisable séparément ou inclus dans Microsoft Office 2003 pour entreprises, peut transcrire en XML des informations natives en Word etc. Et notamment assurer la présentation en XML du contenu de formulaires électroniques pour leur utilisation dans le cadre de Services Web. Deux exemples en cours de développement :
    - UNeDocs de la CEE-Onu, à laquelle est ratta-ché le Cefact, vise à procurer aux PME un moyen plus économique que l'EDI ou ebXML pour passer au sans papier dans le trade. Un document XML UNeDocs, par exemple commande, déclaration en douanes, document d'expédition FIATA etc. pourra ainsi, d'abord être rempli  (en ligne ou non) en uti-lisant les listes de codes UN, ensuite vérifié, signé (par le Service Web de US Postal Service et Canada Post), soumis aux Douanes etc. Le tout en utilisant des Services Web. Les responsables d'UNeDocs, envisagent de recourir aussi à Adobe PDF, en plus d'InfoPath.
    - ACORD, association des assureurs US qui en standardise notamment les formulaires et est membre de WS-I, annonce également l'utilisation d'InfoPath et XML pour relier, par des Services Web, des formulaires d'assurance remplis à d'autres formulaires, bases de données et autres applications. Les données des formulaires remplis avec Infopath peuvent aussi être réutilisées en Word, imprimées, faxées etc. ACORD utilisera aussi d'autres produits comme Web Edits de Hartford ou Mediator et Tamino de Software AG.
InfoPath est à la mode, car construit sur XML et assurant la liaison avec des Services Web, il facilite donc l'intégration des données dans les processus  d'affaires, permettant aux utilisateurs d'agir direc-tement sur le traitement de l'information, sur le mode WYSIWYG (What You See Is What You Get). InfoPath est basé (VendrEDI n° 60) sur le schéma XSD du W3C et sur une gamme de formulaires courants. L'adaptation d'un de ces formulaires est facile, InfoPath créant alors automatiquement un nouveau schéma qui pourra lui-même être ensuite modifié. De même InfoPath permet de dessiner des formulaires à partir d'un schéma XSD existant en dehors de lui.
Alliant visibilité pour l'homme et automaticité de liaison aux processus métiers, la promesse initiale de XML, InfoPath semble être l'outil dont avaient be-soin les PME pour participer au B2B et au B2A en reliant à moindre coût données internes, formulaires, documents et Services Web. Un nouveau défi de Microsoft !
Ce numéro 64 de VendrEDI a été adressé à 1105 abonnés      Pour écrire    
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