Bonjour,
 
Ci-dessous VendrEDI n° 67. Comme d'habitude, me signaler par retour de courrier l'adresse de nouveaux lecteurs éventuels ou votre souhait de ne plus recevoir VendrEDI.
 
Rectificatifs :
    - article sur AS2 dans le précédent n° 66 : une représentante d'Auchan signale qu'Auchan n'a PAS décidé de migrer en AS2 TOUS ses flux EDI et un lecteur m'a signalé que d'autres éditeurs que Sterling Commerce avaient une offre AS2 ; ils sont les bienvenus s'ils souhaitent que j'écrive un article pour présenter leur offre en matière d'échanges électroniques B2B ;
    - adresses où consulter le "Petit Glossaire du B2Bfr" : en plus de l'adresse mentionnée dans le message d'envoi du n° 66, Alain Chapdaniel signale qu'il est aussi consultable en ligne à http://www.actimum.com/acvendrediGlossB2Bfr.htm 
 
Cordialement
 
Claude Chiaramonti
 
   VendrEDI   lettre de Claude Chiaramonti
 sur les données de
l'échange électronique
        Numéro 67       19 septembre 2003
    "XML Day" le 7/10 
 
     Babel et OWL :
   animé par l'AFNeT au CNIT 
 pour un monde multipolaire !
L'Agence "3ème Millénaire et Cie" organise, le 7/10 prochain au CNIT à Paris La Défense, une journée XML avec le soutien des grands offreurs comme Microsoft, IBM, Sun, SAP, Oracle, Software AG etc. Le programme a été préparé sous la présidence de Pierre Faure, animateur de l'AFNeT, "Asso-ciation Francophone des utilisateurs du Net, du e-business et de la société en réseau".
Bien que provenant d'une culture Unix et logiciels libres, l'AFNeT s'adresse à tous les utilisateurs et le programme du XML Day, est oecuménique et comporte un Forum avec conférences sur .Net de Microsoft, à côté d'un cycle de "Mise en oeuvre conjointe" et de descriptions d'applications Java très détaillées. Comment faire autrement quand même l'Onu (cf en 2ème page) confie sa standard liaison pour l'e-business à un représentant de Microsoft  !
Mais la première filière de ce XML Day porte sur les données. Un premier cycle sur les données d'un point de vue technique comporte notamment une conférence d'Eric van der Vlist (animateur de XMLfr) sur la babélisation de XML. Un second cycle sur les données d'un point de vue fonctionnel comporte en particulier la conférence d'un représen-tant de l'ADAE (Agence pour le Développement de l'Administration Électronique) et une conférence de Rémy Marchand, en tant que responsable des aspects standardisations de l'e-business dans le cadre du programme e-PME de l'AFNeT.
A noter la participation active de tous les grands acteurs de l'e-business et des Services Web, depuis les offreurs mentionnés plus haut, jusqu'aux grandes instances en charge de la standardisation comme le W3C, Oasis ou RosettaNet, maintenant filiale d'UCC-EAN. Sans oublier le Syntec.
Le thème majeur du XML Day est "Intégration, standard" décliné, sous la présidence de Pierre Faure 1/ en séance d'ouverture : "les besoins des utilisateurs et des organismes de normalisation" et 2/ repris en séance de clôture : "les outils d'inté-gration de l'entreprise étendue". L'objectif, effecti-vement oecuménique, est que les standards, et l'inté-
gration qu'ils faciliteront, répondent aux attentes de tous les acteurs du B2B et des Services Web. Et que 2003 soit enfin l'année XML, comme le prévoit le Benchmarch Group !
 
 
En vérité, le drame de Babel n'est pas la perte du langage originel donné par Dieu aux hommes, mais le fait que les corps de métier ne se comprenaient pas, faute d'un mapping entre leurs langages professionnels ! Pour éviter la babélisation, il y a donc deux solutions : soit le langage universel du genre d' UBL (Universal Business  Language), soit des outils de mapping au niveau sémantique pour assurer la correspondance entre les données des corps de métier tout en respectant leur diversité conceptuelle. Cette correspondance entre données est précisément l'objectif d'OWL (Web Ontology Language) qui vient d'acquérir le statut de candidate recommandation, ce qui signifie que, pour le W3C, OWL est assez stable pour justifier des implémentations.
OWL est ainsi la clef de voûte d'outils ayant à la base XML et RDF. OWL comporte trois niveaux de complexité croissante, d'OWL Lite à OWL Full pour disposer d'une syntaxe et d'un vocabulaire étendu et précis décrivant les propriétés et les classes comme les relations des classes entre elles. Deux exemples d'utilisation, dans le travel et la recherche biologique. Une extension progressive d'OWL  à d'autres domaines est souhaitée par le W3C, avec la possibilité de formaliser les points de contact sémantiques entre domaines.
Se dessine ainsi la possibilité d'un monde multipo-laire (et pourquoi pas multilingue), où les sémanti-ques seraient reliées, SI BESOIN, évitant ainsi la fameuse babélisation. OWL rendrait inutile l'unifor-misation rampante qui suivrait le recours à UBL, déjà repris dans un BABL de Berkeley : en effet, OWL, outil du Semantic Web, vise à  rendre le Web machine readable, y compris pour de l'e-business automatisé comme les Services Web.
D'ailleurs SWWS (Semantic Web Enabled Web Services), projet européen IST avec Oracle, mais sans francophones, étudie RDF et OWL comme framework pour la partie sémantique des Services Web et la convergence SW et WS. L'e-business peut, certes, utiliser le messaging d'ebXML, mais sans se couper, au niveau sémantique, du reste du monde. Et l'EDI installé aurait intérêt à  vérifier que la formalisation de sa séman-tique pourrait être améliorée par OWL.
  Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données   Petit Glossaire du B2Bfr

 SAP > Services Web
 
   ONU et Microsoft
 aussi bien en Java qu'en .Net
 
standardisent les Services Web !
SAP AG, la société leader des ERP, est présente, dans au moins une application, chez 80% des majors du club des "Fortune 1000" et est bien persuadée que ses clients feront appel de plus en plus à des Services Web. Très impliquée dans les instances de standardisation de ces Services Web, SAP vient de faire plusieurs annonces stratégiques montrant sa volonté de baser désormais sur leurs standards toute la capacité d'intégration de ses propres outils.
L'ensemble est dénommé Enterprise Services Ar-chitecture et s'appuie sur l'outil NetWeather qui prolongera mySAP, pour offrir l'usage des Services Web à l'échelle de toute l'entreprise. Il s'agit de combiner, d'une part les expertises-métier et les fonctionnalités de business des outils SAP qui les mettent en oeuvre avec, d'autre part, l'ouverture et l'intégration permise par les Services Web. Entre systèmes internes comme avec ceux de l'extérieur de l'entreprise, utilisant SAP ou non. Les offreurs de solutions purement EAI peuvent être inquiets !
D'autant que le but visé est l'interopérabilité entre les environnements Java et .Net de Microsoft, SAP tenant à fournir une plate-forme commune à deux suites d'outils compatibles pour les développeurs de chacun des deux mondes. Tournés vers les SAP back-office applications, ces outils sont basés sur les standards SOAP, WSDL et UDDI comme sur des standards de sécurité : à noter que SAP vient d'intégrer dans mySAP l'outil de RSA Security contrôlant les droits d'accès des utilisateurs.
Le but est d'en finir avec les coûteux développe-ments d'API entre les produits SAP et leur environ-nement en se reposant sur les Services Web pour faciliter  des liaisons web-to-SAP. Il s'agit, non seulement de faciliter l'intégration des données entre Web et legacy interne, mais aussi de réduire leur coût de maintenance. Pour cela, l'offre de SAP sépare bien les différents niveaux d'une appli-cation : presentation, business, database layers et la conduite de l'application. L'outil NetWeather les prendra en charge, en permettant de réutiliser les business rules existantes en tant que Services Web. Depuis toujours, l'intégration de données externes dans les produits SAP a nécessité le recours à des BAPI (SAP's Business API) nécessitant formation et outils spécialisés. C'est cela qui se simplifie avec le recours aux Services Web, y compris pour des non-spécialistes de SAP.
Au total, les Services Web permettent à SAP, non seulement d'être un pont entre les mondes Java et .Net, mais d'être en pointe dans une approche ouverte et non-propriétaire. 
 
Le Cefact-Onu a élu comme Standards Liaison Rapporteur un représentant de Microsoft. Quelle légitimation pour l'omniprésence de Microsoft ! Et premier renvoi d'ascenseur, Microsoft sponsorise, à l'occasion de la réunion du Forum du Cefact à Séoul, une visite des dirigeants du Cefact dans plusieurs pays d'Asie pour y présenter la vision que partagent l'Onu et Microsoft de "l'après ebXML". Cela fait sans doute partie de la riposte de Microsoft à l'offensive pro-Linux dans cette région du monde !
En tout cas, le Cefact-Onu propose maintenant un Business Collaboration Framework (BCF), qui  devrait englober EDI, ebXML, e-documents stan-dardisés de l'ONU et surtout les Services Web sur lesquels mise Microsoft. D'où un premier papier sur ce BCF de Klaus-Dieter Naujok, le Kaiser méthodologue du Cefact, reprenant son UMM (UN/CEFACT's Modeling Methodology) pour englober tout le monde et maintenir l'approche top-down chère au Cefact. Et, autre renvoi d'ascenseur, ce papier de Klaus sur le BCF a été le seul soumis, par le représentant de Microsoft, à la discussion du groupe WSBPEL d'Oasis. Or ce groupe d'Oasis, le premier où participe vraiment Microsoft à côté de Sun et de la plupart de leurs alliés respectifs, semble être bien placé pour aboutir à un consensus sur un universal standard business process modeling language pour les Services  Web ! Belle opération stratégique de l'Onu qui monte ainsi dans le wagon de tête du train de la standardisation des Services Web après les avoir longtemps ignorés !
Et revanche possible pour le Cefact, dont la collaboration avec Oasis sur ebXML ne s'est pas terminée au mieux si l'on en juge par la "con-clusion" d'ebXML en forme d'armistice entériné par le Cefact : incapable de proposer à temps un regis-try de Core Components dont il était responsable dans le partage des tâches avec Oasis, le Cefact doit finir par reconnaître le concurrent utopique UBL d'Oasis (Universal Business language) comme son document de base. Mais se contenter d'un strapontin au WSBPEL d'Oasis, n'est-ce pas aussi reconnaître que le Cefact ne peut pas plus prétendre diriger la standardisation des Business Process d'ebXML dont il était pourtant aussi responsable vis à vis d'Oasis ?
A moins que le Cefact ne finisse, comme pour l'Iraq, par obtenir une "résolution" replaçant la standardisation de l'e-business sous l'égide de l'Onu
avant soumission à la normalisation ISO ! Mais donnant-donnant : en sauvegardant le commandement unifié de Microsoft !
 
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