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lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 67 19 septembre 2003 | ||||
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"XML Day" le
7/10
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Babel et OWL :
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animé par l'AFNeT au
CNIT
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pour un monde multipolaire !
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L'Agence "3ème Millénaire et Cie"
organise, le 7/10 prochain au CNIT à Paris La Défense,
une journée XML avec le soutien des grands offreurs comme
Microsoft, IBM, Sun, SAP, Oracle, Software AG etc. Le
programme a été préparé sous la présidence
de Pierre Faure, animateur de l'AFNeT, "Asso-ciation Francophone
des utilisateurs du Net, du e-business et de la
société en réseau".
Bien que provenant d'une culture Unix et
logiciels libres, l'AFNeT s'adresse à tous les
utilisateurs et le programme du XML
Day, est oecuménique et comporte un Forum
avec conférences sur .Net de Microsoft, à
côté d'un cycle de "Mise en oeuvre
conjointe" et de descriptions d'applications Java
très détaillées. Comment faire autrement quand
même l'Onu (cf en 2ème page) confie sa standard
liaison pour l'e-business à un représentant
de Microsoft !
Mais la première filière de ce XML
Day porte sur les données. Un premier cycle sur les
données d'un point de vue technique comporte notamment une
conférence d'Eric van der Vlist (animateur de XMLfr) sur la
babélisation de XML. Un second cycle sur les données
d'un point de vue fonctionnel comporte en particulier la
conférence d'un représen-tant de l'ADAE (Agence pour
le Développement de l'Administration Électronique) et une
conférence de Rémy Marchand, en tant que responsable des
aspects standardisations de l'e-business dans le
cadre du programme e-PME de l'AFNeT.
A noter la participation active de tous les
grands acteurs de l'e-business et des Services Web, depuis
les offreurs mentionnés plus haut, jusqu'aux grandes
instances en charge de la standardisation comme le W3C,
Oasis ou RosettaNet, maintenant filiale d'UCC-EAN. Sans oublier le
Syntec.
Le thème majeur du XML Day est
"Intégration, standard" décliné, sous la
présidence de Pierre Faure 1/ en séance
d'ouverture : "les besoins des utilisateurs et des organismes
de normalisation" et 2/ repris en séance de
clôture : "les outils d'inté-gration de l'entreprise
étendue". L'objectif, effecti-vement oecuménique,
est que les standards, et l'inté-
gration qu'ils faciliteront, répondent
aux attentes de tous les acteurs du B2B et des Services Web.
Et que 2003 soit enfin l'année XML, comme le
prévoit le Benchmarch Group !
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En vérité, le drame de Babel n'est
pas la perte du langage originel donné par Dieu aux hommes,
mais le fait que les corps de métier ne se comprenaient pas,
faute d'un mapping entre leurs langages professionnels !
Pour éviter la babélisation, il y a donc deux solutions :
soit le langage universel du genre d'
UBL (Universal Business Language),
soit des outils de mapping au niveau sémantique
pour assurer la correspondance entre les données
des corps de métier tout en respectant leur
diversité conceptuelle. Cette correspondance entre
données est précisément l'objectif
d'OWL (Web Ontology Language) qui vient
d'acquérir le statut de candidate recommandation, ce qui signifie
que, pour le W3C, OWL est assez stable pour justifier des
implémentations.
OWL est ainsi la clef de voûte d'outils
ayant à la base XML et RDF. OWL comporte trois niveaux de
complexité croissante, d'OWL Lite à OWL
Full pour disposer d'une syntaxe et d'un vocabulaire
étendu et précis décrivant les propriétés
et les classes comme les relations des classes entre elles.
Deux exemples d'utilisation, dans le travel et la recherche
biologique. Une extension progressive d'OWL
à d'autres domaines est souhaitée par le W3C, avec
la possibilité de formaliser les points de contact
sémantiques entre domaines.
Se dessine ainsi la possibilité
d'un monde multipo-laire (et pourquoi pas
multilingue), où les sémanti-ques seraient
reliées, SI BESOIN, évitant ainsi la fameuse
babélisation. OWL rendrait inutile l'unifor-misation
rampante qui suivrait le recours à UBL, déjà
repris dans un BABL de Berkeley : en effet, OWL, outil
du Semantic Web, vise à rendre le Web
machine readable, y compris pour
de l'e-business automatisé comme les
Services Web.
D'ailleurs
SWWS (Semantic Web Enabled Web
Services), projet européen IST avec Oracle, mais
sans francophones, étudie RDF et OWL comme
framework pour la partie sémantique des Services
Web et la convergence SW et WS.
L'e-business peut, certes, utiliser le messaging
d'ebXML, mais sans se couper, au niveau sémantique, du
reste
du monde. Et l'EDI installé
aurait intérêt à vérifier que la
formalisation de sa séman-tique pourrait
être améliorée par OWL. |
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données Petit Glossaire du B2Bfr |
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SAP > Services Web
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ONU et Microsoft
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aussi bien en Java qu'en .Net
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standardisent les Services Web !
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SAP AG, la société leader des
ERP, est présente, dans au moins une application, chez 80% des
majors du club des "Fortune 1000" et est bien
persuadée que ses clients feront appel de plus en plus à
des Services Web. Très impliquée dans
les instances de standardisation de ces Services Web,
SAP vient de faire plusieurs annonces stratégiques
montrant sa volonté de baser désormais sur leurs
standards toute la capacité d'intégration de ses
propres outils.
L'ensemble est dénommé Enterprise Services Ar-chitecture et
s'appuie sur l'outil NetWeather qui prolongera mySAP, pour offrir
l'usage des Services Web à l'échelle de toute
l'entreprise. Il s'agit de combiner, d'une part les
expertises-métier et les fonctionnalités de
business des outils SAP qui les mettent en
oeuvre avec, d'autre part, l'ouverture et l'intégration
permise par les Services Web. Entre systèmes
internes comme avec ceux de l'extérieur de l'entreprise,
utilisant SAP ou non. Les offreurs de solutions purement EAI
peuvent être inquiets !
D'autant que le but visé est
l'interopérabilité entre les environnements Java
et .Net de Microsoft, SAP tenant à fournir une
plate-forme commune à deux suites d'outils compatibles
pour les développeurs de chacun des deux
mondes. Tournés vers les SAP back-office
applications, ces outils sont basés sur les standards
SOAP, WSDL et UDDI comme sur des standards de sécurité :
à noter que SAP vient d'intégrer dans mySAP l'outil
de RSA Security contrôlant les droits d'accès des
utilisateurs.
Le but est d'en finir avec les coûteux
développe-ments d'API entre les produits SAP et leur
environ-nement en se reposant sur les Services Web pour
faciliter des liaisons web-to-SAP. Il s'agit,
non seulement de faciliter l'intégration des données
entre Web et legacy interne, mais aussi de réduire
leur coût de maintenance. Pour cela, l'offre de
SAP sépare bien les différents niveaux d'une
appli-cation : presentation, business, database layers et
la conduite de l'application. L'outil NetWeather les prendra en
charge, en permettant de réutiliser les business
rules existantes en tant que Services Web. Depuis toujours,
l'intégration de données externes dans les
produits SAP a nécessité le recours à des BAPI
(SAP's Business API) nécessitant formation et outils
spécialisés. C'est cela qui se simplifie avec le recours
aux Services Web, y compris pour des non-spécialistes de
SAP.
Au total, les Services Web permettent à
SAP, non seulement d'être un pont entre les mondes Java et
.Net, mais d'être en pointe dans une approche ouverte et
non-propriétaire.
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Le Cefact-Onu a élu comme
Standards Liaison Rapporteur un représentant de
Microsoft. Quelle légitimation pour
l'omniprésence de Microsoft ! Et premier renvoi
d'ascenseur, Microsoft sponsorise, à l'occasion de la
réunion du Forum du Cefact à Séoul, une visite
des dirigeants du Cefact dans plusieurs pays d'Asie pour
y présenter la vision que partagent l'Onu et
Microsoft de "l'après ebXML". Cela fait sans doute partie
de la riposte de Microsoft à l'offensive pro-Linux dans cette
région du monde !
En tout cas, le Cefact-Onu
propose maintenant un Business Collaboration
Framework (BCF), qui devrait englober EDI, ebXML,
e-documents stan-dardisés de l'ONU et surtout les Services Web
sur lesquels mise Microsoft. D'où un premier papier sur
ce BCF de Klaus-Dieter Naujok, le Kaiser méthodologue du
Cefact, reprenant son UMM (UN/CEFACT's Modeling
Methodology) pour englober tout le monde et maintenir
l'approche top-down chère au Cefact. Et, autre
renvoi d'ascenseur, ce papier de Klaus sur le BCF a
été le seul soumis, par le représentant de
Microsoft, à la discussion du groupe WSBPEL d'Oasis. Or
ce groupe d'Oasis, le premier où participe vraiment
Microsoft à côté de Sun et de la plupart de leurs
alliés respectifs, semble être bien placé pour
aboutir à un consensus sur un universal standard
business process modeling language pour les
Services Web ! Belle opération
stratégique de l'Onu qui monte ainsi dans le wagon de
tête du train de la standardisation des Services Web
après les avoir longtemps ignorés !
Et revanche possible pour le Cefact, dont la
collaboration avec Oasis sur ebXML ne s'est pas terminée au
mieux si l'on en juge par la "con-clusion" d'ebXML en forme
d'armistice entériné par le Cefact : incapable
de proposer à temps un regis-try de Core
Components dont il était responsable dans le partage des
tâches avec Oasis, le Cefact doit finir par
reconnaître le concurrent utopique UBL d'Oasis
(Universal Business language) comme son document
de base. Mais se contenter d'un strapontin au WSBPEL d'Oasis,
n'est-ce pas aussi reconnaître que le Cefact ne peut pas plus
prétendre diriger la standardisation des Business
Process d'ebXML dont il était pourtant aussi responsable
vis à vis d'Oasis ?
A moins que le Cefact ne finisse, comme
pour l'Iraq, par obtenir une "résolution" replaçant
la standardisation de l'e-business
sous
l'égide de l'Onuavant soumission à la normalisation ISO !
Mais donnant-donnant : en sauvegardant le commandement
unifié de Microsoft !
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