Bonjour,
 
Ci-dessous VendrEDI n° 68. Comme d'habitude, me signaler par retour de courrier des adresses de nouveaux lecteurs ou votre souhait de ne plus recevoir VendrEDI.
 
Rappel : VendrEDI utilise principalement Times New Roman et Arial, mais aussi deux polices plus rares : Dom Casual pour le titre VendrEDI et Lucida Handwriting Italique pour les sous-titres des articles. Si vous n'avez pas ces polices dans vos "fontes" (répertoire FONTS de Windows), je peux vous les envoyer pour un affichage normal.
 
Cordialement
 
Claude Chiaramonti
 
 
 


 
 
   VendrEDI   lettre de Claude Chiaramonti
 sur les données de
l'échange électronique
        Numéro 68       10 octobre 2003
  L'offre d'Agena 3000
 
Des S. Web à l'EDI :
   prête pour XML 
remettre les choses à l'endroit !
Agena 3000 édite et commercialise depuis plus de 20 ans des solutions s'adressant  aux fournisseurs de la grande distribution, avec notamment son produit phare : GENACOD. Ce PGI (ou ERP) intègre un module totalement autonome pour la  gestion  des  flux EDI. Ce module, baptisé GENEDI, a fait l'objet d'une refonte totale en 2001. L'objectif  de  cette  ré-écriture  étant d'assurer l'adaptation de l'EDI aux
réseaux IP et au langage XML. Le nouveau module présente donc les caractéristiques suivantes :
 -  intégration IP : pilotage des opérations de planifi-cation et d'exploitation par  le  biais  du  navigateur  en local ou à distance ; utilisation de la messagerie Web pour la remontée des alertes ; prise en compte progressive de SOAP, EDIINT AS2 ou ebXML ;
-  nativement XML : quel que soit le message à tra-duire, normalisé Edifact, Gencod etc. ou  proprié-taire CSV, ASCII etc. il passe par une phase de tra-duction interne en XML et est restitué, après une conversion XSLT, dans le langage de destination ;
- intégration de la répartition de charge : grâce à un système de séquençage des opérations  élémen-taires, il est possible de faire traiter à des serveurs "esclaves" tout ou partie des opérations élémen-taires, ce qui permet d'absorber les pics importants de volumétrie ;
- sécurité optimisée : l'architecture mise en oeuvre permet de simplifier, voire d'automatiser,  les  pro-cessus de reprise des traitements sur incidents ma-tériels ou de communication ;
- traçabilité des messages : de nouvelles fonctions systèmes permettent à l'opérateur de suivre toutes les phases intermédiaires de traduction et d'échange transitant par GENEDI.
L'objectif ainsi atteint par GENEDI, est d'avoir marié IP et XML avec les fonctionnalités  tradi-tionnelles de l'EDI, traduction et communication, en intégrant des mécanismes de sécurité novateurs, et en faisant en sorte que le produit dans son ensemble soit attractif pour des non initiés.
La  volonté d'Agena 3000, pour qui XML sera bien le langage de l'EDI de demain, est d'être  immé-diatement en mesure d'accueillir les standards métiers XML, au fur et à mesure qu'ils s'implémen-teront dans les entreprises.
     Pour en savoir plus : www.agena3000.fr
 
L'EDI n'est plus désormais considéré que comme le grand-père de l'e-business, mais, loin de se mettre en retraite, continue à se développer, en particulier aux USA. Comme, en même temps, les jeunes Services Web font beaucoup de bruit et s'annoncent incontournables, l'articulation Services Web et EDI doit aboutir à une complémentarité et non à une guerre de chapelles.
L'EDI s'est développé pour des transactions répéti-tives entre partenaires réguliers suivant des formats standardisés en scénarios machine to machine, et même application à application. L'EDI s'est ensuite assoupli pour accueillir de nouveaux petits parte-naires occasionnels avec l'EFI et le Web EDI. Les Services Web, au contraire, consistent à définir le service pour ceux qui voudront l'invoquer, à l'occasion, donc en human to machine. Mais si l'EDI a dû s'assouplir, les Services Web doivent, à l'inverse, prévoir qu'ils devront offrir une variante automatisée, machine to machine, pour le cas où, les partenaires étant satisfaits du service, ils souhaiteraient péréniser leur relation en figeant leur business process. Et là, il serait dommage que ces deux mouvements en sens inverse se loupent et ne s'appuient pas l'un sur l'autre ! En particulier, il serait très dommage de ne pas tenir compte de l'expérience du vieux papy EDI !
A noter que voir l'EDI comme aboutissement et non plus point de départ, serait remettre les choses à l'endroit : on se marie après avoir fait quelques essais, et non l'inverse ! C'est ce que voulait faire ebXML avec ses registries de profils d'entreprises et de business process possibles. Mais, si le niveau messaging du framework ebXML semble devenir un standard, il n'en pas encore de même pour les registries. Alors que des répertoires UDDI internes sont nombreux et s'étendent prudemment vers l'extérieur pour des Services Web externes, méca-nisme bottom up plus souple que de passer directement à un quasi-EDI automatisé en ebXML. Le développement de l'e-business s'appuiera sur des rapprochements, type RosettaNet-BPEL (cf page 2), comme sur un positionnement de l'EDI automatisé prolongeant des Services Web bien vécus. Car il ne faut pas laisser seul le papy EDI toujours vert !
  Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données   Petit Glossaire du B2Bfr

 EAN/UCC/RosettaNet
Synergie UDDI-WSDL 
   distribuent les standards ! 
 
 pour les Services Web et la SOA
Depuis quelques mois, RosettaNet est une filiale d'UCC, lui-même rattaché à EAN international, comme l'est Gencod EAN France. Cela donne une très belle capacité de standardisation  pour la grande distribution qui peut, grâce à RosettaNet, proposer ses préconisations dans les secteurs verticaux en amont. D'autant qu'un rapprochement avec BPEL est prometteur : WSBPEL d'Oasis préparant sans doute le standard de demain pour l'exécution des Services Web, son couplage avec la description des business process suivant les PIP de RosettaNet pourrait devenir un scénario gagnant de la distribution qui améliorerait le GCIP d'EAN-UCC (Global Commerce Initiative Protocol), conçu sans pouvoir tenir compte des Services Web.
En plus du groupe WSBPEL, RosettaNet parti-cipera d'ailleurs activement aux groupes d'Oasis traitant des standards de la supply chain comme EPS (Electronic Procurement Standardization) et UBL (Univeral Business Language). Double enrichissement entre la vocation horizontale d'Oasis et l'expérience verticale d'adaptation aux processus métiers de RosettaNet. D'une part, cela permettrait à Oasis, déjà responsable du niveau messaging d'ebXML, d'être aidé dans sa reprise de l'aspect business process d'ebXML, plus ou moins aban-donné par le Cefact-Onu. D'autre part cela confor-terait la présence de la grande distribution au centre des instances de standardisation du B2B pour faciliter les interfaces avec les secteurs amont.
Par ailleurs, c'est à UCC que l'Onu a demandé de gérer la nomenclature UNSPS, open standard officiel pour la classification des produits et services, notamment utilisé dans UDDI. De même, UCC va-t-il migrer progressivement son système d'iden-tification EDI pour les parties à un process vers le système mondial GLN (Global Location Number) de l'EAN-UCC System.
Autre outil d'avenir, la technique RFID, Radio Fre-quency IDentification (cf VendrEDI n° 65) dont la distribution s'est aussi emparée comme moyen de standardisation de la logistique prolongeant les codes à barres : après Microsoft, c'est IBM, Sun et Oracle qui ont inclus les spécifications RFID dans leurs dif-férents produits-phares.
Tous ces outils ne pourront que conforter les avan-cées internes au secteur en matière de synchron-isation des données, en particulier pour simplifier la gestion des catalogues électroniques (cf VendrEDI n° 59). Au total, la grande distribution mondiale reste un des secteurs où la concurrence n'empêche pas de travailler ensemble sur les standards.
 
Si parmi les standards de base des services Web, XML et SOAP semblent rentrer dans les moeurs, il n'en est pas de même de WSDL (Web Services Description Language), et surtout d'UDDI (Universal Description Delivery and Integration) qui peuvent être mis en oeuvre seuls, mais s'épaulent aussi mutuellement. D'où l'urgence de leur amélioration propre comme de leur synergie. Concernant tout d'abord l'amélioration d'UDDI, à peine la version 2 a-t-elle été standardisée par Oasis qu'est annoncée une version Beta 1 de l'UBR (UDDI Business Registry) pour la version 3 d'UDDI à destination des développeurs de Services Web. Cette Beta est annoncée par l'UBR Operators Council qui est composé de Microsoft, IBM, NTT et SAP : en relation avec Oasis, ils  gèrent le réseau d'UDDI publics qui ne deviendra vraiment U (Universal) que s'il peut être facilement enrichi à partir des UDDI internes. C'est un des buts recherchés par cette V3 d'UDDI qui fournira une racine unique pour l'enregistrement de tous les identifiants, les keys, de Services Web. Voir VendrEDI n° 59. A cette souplesse d'enrichisse-ment des registries UDDI s'ajoutera la sécurité de la signature électronique des entreprises certifiant la véracité des services annoncés.
Concernant WSDL pour la description des services offerts, l'amélioration de sa facilité d'utilisation peut venir du subset proposé par WS-I dans son Basic Profile 1.0. Mais encore faut-il connaître et tester WSDL, par exemple avec un outil pouvant être évalué librement comme le Mindreef's.
Quant à la synergie WSDL-UDDI, l'information de description d'un service dans WSDL est complé-mentaire de celle pouvant se trouver dans UDDI pour le même service.   Des best practices ont été publiées dès 2001 sur la manière d'utiliser WSDL dans un registre UDDI. Le groupe UDDI d'Oasis avait publié en juin une nouvelle approche pour utiliser WSDL dans un registre UDDI. De plus, IBM apporte, toujours pour les développeurs, des précisions dans un document en trois parties dont la première rappelle les structures respectives d'UDDI et de WSDL pour illustrer la modélisation du mapping de WSDL dans UDDI.
En tout cas, l'amélioration des outils WSDL et UDDI ne peut que contribuer à faciliter le passage au nouveau paradigme, l'architecture orientée ser-vices (SOA), mariant interopérabilité interne et externe pour rapprocher la technique du business. Cette SOA, étant "boostée" par l'implémentation d'UDDI version 3.
Ce numéro 68 de VendrEDI a été adressé à 1131 abonnés      Pour écrire    
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