| VendrEDI | ![]() |
lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 69 7 novembre 2003 | ||||
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InfoPath-XForms
:
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US Gov XML :
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XML pour tous, chacun pour
soi
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eXtensibilité décentralisée
!
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Parmi les nouvelles fonctionnalités
d'Office 2003 pour les professionnels, Microsoft
inclut InfoPath, (cf VendrEDI n° 60)
ainsi que WordML et SpreadsheetML qui mettent XML à la
portée des utilisateurs de Word et d'Excel avec un simple
"Save as XML". Si besoin en suivant les W3C XML
Schemas (WXS) d'entreprise, par exemple pour des
formulaires en XML. A noter que, pour Hervé Agnoux, de la sarl
diaam informatique,
Open Office est un outil bureautique tout autant XML !
Bien qu'il ne s'agisse pas de bureautique,
mais simplement d'un format de saisie, la recomman-dation de XForms
1.0 par le W3C élargit éga-lement
l'utilisation de XML. Intégrant la souplesse de XML
dans les formulaires en ligne, notamment en séparant contenu
et présentation ce qui les rend plus facilement
réutilisables, XForms est basé sur le recours
à des Schémas XML pour la validation des
données ; il est ouvert sur les Services Web et
per-mettrait de véhiculer le même formulaire sur
différents types de terminaux, fureteur, messagerie,
téléphone portable etc. Ce que ne permet pas InfoPath,
axé sur les outils Microsoft.
Y a-t-il concurrence entre
InfoPath-WordML et XForms à la mise au point duquel
Microsoft n'a pas participé ? Voir l'échange de
vues sur une liste de discussion de XMLfr : par exemple, Microsoft
utilisera-t-il la spécification XForms dans ses produits finis
comme son fureteur IE ou même InfoPath ? Ou l'ignorera-t-il,
pour des raisons stratégiques comme il ignore d'autres
spécifications comme CSS ou XHTML, tout en utilisant WXS et
XSLT ? En tout cas, il y a concurrence puisque, selon Eric van
der Vlist, il y a des fonctionnalités communes entre XForms et
les formats de l'outil d'édition XML qu'est InfoPath.
En tout cas, avec XML pour tous, il n'y a
plus d'outils de back office sans front
office basé sur XML. Et avec InfoPath, Microsoft est
désormais le meilleur élève de la classe pour
l'emploi de XML. De même en ce qui concerne SAP (voir VendrEDI n° 67) : les offreurs en
position dominante sur leur créneau sont bien
obligés de fournir au moins des passerelles XML. Ce qui ne les
empêche pas pour autant de vouloir préserver leur
position dominante et d'avoir des outils propriétaires comme
InfoPath !
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En dehors de l'Asie du Sud-Est, le
gouvernement fédéral US est sans doute l'instance qui
s'est le plus résolument lancée dans le recours à
XML pour le E-Government. Chaque agence fédérale
a ses réali-sations, avec balises et
schémas adaptés à ses besoins et le
gouvernement US s'inquiète de ce foisonnement bottom
up. Il veut rassembler l'infor-mation dans un
XML Registry et s'efforce d'établir un minimum de
cohérence top down : c'est un
véritable framework, la Federal Enterprise
Archi-tecture qui doit être
définie par le FEAPMO,
ini-tiative de l'OMB, Office of Management and
Budget de la Maison Blanche. Ce framework se
concrétise par des efforts divers : par exemple
obte-nir au sein du DoD (ministère de la
Défense) que chaque service réutilise les
schémas existants plutôt que d'en recréer
inutilement de semblables. Ou le projet E-Forms for
E-Gov qui préconise notamment la recommandation
XForms. Et surtout un travail de longue haleine de mise en
commun de la séman-tique : le Data and
Information Reference Model (DRM) qui devrait faire
partie du XML Registry. Cette harmonisation
sémantique est naturellement d'abord sectorielle avec
utilisation prévue de la norme ISO Topic Maps (cf
VendrEDI n° 57) pour relier les
ontologies. Les agences de la santé ont ainsi établi
un langage commun avec les entreprises du secteur. De même
pour l'environnement. Mais aller vers l'intersectoriel n'est pas
simple : le DoD a ainsi établi son own XML registry ! Et il a
imposé aux différentes armes une identification commune
des produits pour l'e-procurement et prévoit le
recours obligatoire à la RFID.
Néanmoins, pour Rémy Marchand,
président de l'atelier ouvert e-Procurement du
CEN/ISSS (nor-malisation
européenne), même sectoriel, cet effort
d'utilisation standardisée de XML dans l'administra-tion
américaine a peu d'équivalent en Europe et cela finit par
pénaliser l'efficacité du B2A et la moder-nisation des
entreprises européennes.
Mais pas d'uniformisation inutile :
discipline et
mé-thode ne veulent pas dire carcan, et les standards n'ont
intérêt à être définis que dans le
périmèt
re des échanges. Celui-ci peut être
mondial pour les douanes, sectoriel pour l'automo-bile ou national pour
justice et impôts. |
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données Petit Glossaire du B2Bfr |
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BPM et SOA :
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Standards et normes
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marier technique et
métier
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s'emmêlent
joyeusement !
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Le Business Process Management (BPM)
consiste à permettre aux analystes métiers de
l'en-treprise de diriger les informaticiens (et non l'inverse) pour
qu'ils modélisent la mise en oeuvre de leurs processus de
business. Voir le
Livre Blanc d'Intalio où un processus métier ou BP (business process) est
défini comme "une chorégraphie d’activités
incluant une interaction entre participants sous la forme
d’échange d’informations. Les partici-pants
peuvent être des
applications ou services du SI, des acteurs humains ou d’autres processus métiers". Le BP
peut être interne ou impliquer plusieurs entreprises dans le
cadre d'un processus collaboratif B2B. Le BPM utilise et doit faire
la synthèse des outils d’EAI, de Workflow, de
B2Bi (ou EDI), les progiciels intégrés (ERP) et les
mo-teurs de règles métiers. Le BPM a son langage de mise
en oeuvre, le Business Language Execution
Language (BPEL).
Le BPM a connu ses premières
esquisses disper-sées avec les scénarios sectoriels
d'enchaînement de messages EDI. C'est devenu une discipline
à part entière avec de nombreuses instances de
standardisation en principe complémentaires, telles
que RosettaNet, OAG et OMG. Ou Oasis avec, d'une part, le
groupe WSBPEL partant de la propo-sition BPEL4WS de Microsoft,
IBM et Intalio et, d'autre part, le tout nouveau groupe ebXML
portant sur les Business Process, suite au désinvestissement
du Cefact-Onu. Avec enfin BPMI.org (Business Process Management
Initiative) qui s'efforce de résoudre des
problèmes de base, comme définir un langage commun à
la modélisation, couverte par UML, et à l'exécution
traitée par BPEL.
Le BPM peut être très utile pour la
mise en oeuvre des Services Web qui sont un système
d'intégration point à point qui
pourrait être étendu plus facilement grâce
au BPM. De même, la mise en place annon-cée de la SOA
(Service Oriented Architec-ture) devrait être
plus aisée grâce au BPM qui fournit l'analyse des
processus métiers dont a besoin une SOA surtout
orientée urbanisation du SI.
Au total, le BPM ne prétend pas être
la solution permettant de faire table rase de l'existant, mais se
positionne au contraire comme une sur-couche réconciliant
vision métier et vision technique. Et cela contrairement au
"Big Bang" des PGI (ERP) dont les mythes sont dénoncés
dans un autre
Livre blanc de Sterling Commerce
qui recommande l'appro-che BPM. Et revenu à une place
modeste, mais indispensable, de version automatisée du BPM,
l'EDI a de beaux jours devant lui !
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La situation des standards pour les
échanges électroniques de données ne se simplifie
pas : la guerre stratégique Microsoft-Sun avec leurs
alliés fait toujours rage, impliquant en particulier Oasis et
le W3C, surtout pour le standard essentiel de la
choreography des Services Web où le WSBPEL d'Oasis
fait double emploi, non seulement avec le WSCI du W3C, mais aussi
avec le nouveau groupe d'Oasis sur les Business Process
ebXML. La situation n'est guère plus claire parmi les
instances officielles de la normalisation. Là, c'est
plutôt pour les problèmes d'ego des dirigeants ! Par
exemple, l'ITU (télécoms) se lance dans la
standardisation des échanges électroniques dans le
domaine de la santé. Ou l'IETF dans le commerce
électronique. Tant pis si ces domaines sont déjà
largement cou-verts par ailleurs !
Heureusement que, pour éviter les guerres
de tranchées, des contacts existent entre tous ces
groupes : par exemple, le WS-I qui oeuvre au niveau des
conditions d'implémentation (cf VendrEDI n° 64)
semble un terrain neutre. De même Oasis ou OAG ont
été admis au MoU (cf VendrEDI n° 62) entre les instances
officielles. Il y a même des chassés-croisés : le
Cefact-Onu abandonne ebXML à des groupes d'Oasis et confie ses
liaisons avec les autres instances de normalisation à un
représentant de Microsoft qui, du coup, soutient la
nouvelle ency-clique du Cefact-Onu, le BCF (cf VendrEDI n° 67). De ce fait
(?) l'Onu pourrait prier le Cefact de se recentrer sur
son domaine d'origine, la trade facilitation, ses
activités TIC étant alors reprises par l'ITU...
La double conséquence de ce bordel
ambiant est préoccupante : d'un coté, trop
plein dans les consor-tiums ou tous les offreurs se
précipitent pour être au courant à temps
dès qu'un nouveau standard est mis en chantier, et de
l'autre, en Europe le CEN/ISSS dissout son atelier sur
le commerce électronique, en l'absence d'entreprises
utilisatrices.
Mais, face à la nécessité de
satisfaire les besoins des entreprises, l'adaptation est en cours
:
- d'une part, à la place de
l'intersectoriel tous azimuths, repliement sur des instances
sectorielles comme EAN-UCC-RosettaNet, suffisantes pour
les
entreprises de leur secteur (cf VendrEDI n° 68)
;
- d'autre part, légitimation
résignée des standardisa-teurs mondiaux de facto, à
savoir Microsoft and co, très intéressés
à construire leurs prod
uits sur lesstandards de base. Et qui se débrouillent
mieux que l'ISO qui a du abandonner l'idée de faire payer
ses standards !
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