Bonjour,
 
Ci-dessous VendrEDI n° 70. Comme d'habitude, me signaler par retour de courrier des adresses de nouveaux lecteurs ou votre souhait de ne plus recevoir VendrEDI.
 
Françoise Bousquet (Akela S.A.) organise en partenariat avec l'Afnor, France Télécoms etc. une série de Petits-déjeuners-Débats sur les enjeux de la normalisation. Le dernier avait pour thème : "La normalisation, est-elle un outil pour l'intelligence économique ?". Le prochain organisé le Jeudi 11 décembre 2003 à Paris a pour thème : "La normalisation est-elle un métier ?". Pour s'inscrire, mél à . Le Petit-déjeuner-Débat suivant aura lieu le 20 Janvier 2004 avec pour thème : "La normalisation est-elle une discipline ?".  Pour illustration, voir ci-dessous l'article de page 2.

Cordialement
 
Claude Chiaramonti
 
 
 
 


 
 
   VendrEDI   lettre de Claude Chiaramonti
 sur les données de
l'échange électronique
        Numéro 70       5 décembre 2003
    GPA, CPFR, ECR : 
 
B2B : tout identifier
    pragmatisme à l'européenne 
 données, objets, "parties" etc.
Le numéro de novembre de la revue "Décodez l'actualité" de Gencod EAN France rend compte de la mise en oeuvre en Europe des outils de gestion de la supply chain, de la GPA (Gestion Partagée des Approvisionnements entre fournisseurs et distri-buteurs) au CPFR (Collaborative Planning, Fore-casting and Replenishment). Ces outils sont au centre de l'ECR (Efficient Consumer Response) visant notamment à réduire le time to market, à la fois pour répondre aux attentes du consommateur et réduire les stocks. A noter qu'à coté de la motiva-tion des salariés, le recours aux standards est de plus en plus considéré par les directions générales comme une réelle condition d'efficacité de l'ECR. Les standards comme ceux du Web EDI, peuvent aussi aider à l'implication des PME.
Les praticiens européens de l'ECR se démarquent du cadre rigide et complexe préconisé par le CPFR à l'américaine pour adopter une démarche pragma-tique et progressive. Ainsi, la collaboration inter-entreprises commence souvent par le planning seul pour n'aboutir qu'ensuite à un CPFR complet. Quant au replenishment, les entreprises euro-péennes s'appuient sur leur expérience du GPA qui joue ainsi le rôle du R du CPFR.
Pragmatisme donc, basé sur l'expérience, mais aussi recours prochain aux nouvelles techniques comme l'étiquette radiofréquence ePC (Electronic Product Code), issue de la famille des étiquettes RFID  (cf VendrEDI n° 65), ce qui va simplifier la traçabilité et les inventaires. En effet, en plus de l'identification du type de produit comme dans les codes à barres, l'ePC pourra inclure un serial number pour l'objet individualisé. Mais sans oublier que le code à barres restera adapté aux produits de grande consom-mation et que, quelque soit la technique de lecture, code à barres ou ePC, l'important est la donnée elle-même, le code identifiant l'objet ou le type d'objet. Là aussi pragmatisme ! D'où la création par Gencod EAN France de la section française d'EPCglobal Inc pour conseiller les entreprises.
A noter enfin que, pour la GPA, le CPFR, le code à barres ou l'ePC, la grande distribution continue à utiliser d'abord l'EDI pour ses échanges électroni-ques B2B. Mais ce pragmatisme n'est pas seule-ment européen, il en est de même ailleurs !
 
Que les échanges électroniques soient automatisés ou non, EDI ou Services Web, il faut être s ûr de ce que l'on échange et avec qui. Et d'abord savoir dans quelle langue on va échanger, grâce à des standards IETF ou Ansi basés sur la norme ISO.
Ensuite, partager, non seulement une identification des parties à l'échange, mais aussi la procédure d'authentification de ces identités déclarées à l'envoi et à la réception des messages. Les solutions à moyen terme de Microsoft (Longhorn WinFS), ou IBM (WebSphere), n'autorisant l'accès à chaque application qu'aux identités habilitées, ne devraient plus avoir besoin d'un registre central inquiétant, type Passport, d'ailleurs concurrencé par Sun etc. au sein de Liberty Alliance
Même les objets physiques sont aujourd'hui en voie d'identification avec l'Electronic Product Code (cf ci-contre) pour les données duquel une Physical Markup Language (PML) Core Specification Version  1.0 for EPC Objects vient d'être publiée. Dans un article, Michel Duperrier relève le formida-ble défi, mais aussi la menace que représentent ces données pour des associations US qui nous voient porter sur nous notre profil de consommateur.
Enfin les metadata, les définitions des données échangées doivent être identifiées et localisées, par exemple grâce à des URI (Uniform Resource Identifier), accessibles à tous sur le Web, pour que les différents metadata registries (cf VendrEDI n° 62) se relient plus facilement. D'où une résolution en ce sens du projet européen CORES, visant à l'interopérabilité sémantique entre standards. Cette résolution est déjà soutenue par EDItEUR pour l'industrie du livre européenne en harmonie avec le système DOI (Digital Object Identifier) pour la gestion des droits intellectuels. Vont dans le même sens les réflexions de la US Library of Congress avec MARC21 (MAchine Readable Cataloging) et MODS (Metadata Object Description Schema)
en relation avec la DCMI (Dublin Core Metadata Initiative). C'est en liaison avec ces réflexions mul-tiples, et dans  le cadre du Semantic Web du W3C, même si cela peut paraître encore un peu éloigné du B2B, que devraient s'inscrire les travaux sur les Core Components des groupes d'utilisateurs du Cefact-Onu.
  Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données   Petit Glossaire du B2Bfr

    Editransport : 
   Norme sans FR ? 
     plaque tournante  EDI et XML 
 
1/ pour mettre  en oeuvre  STEP
Les échanges électroniques dans le domaine du transport et de la logistique doivent pouvoir être intermodaux, intersectoriels, internationaux et "inter-techniques". L'association Editransport aide les entreprises françaises du secteur à mieux faire face à ces défis :
- Editransport coordonne ainsi des groupes de travail pour le transport routier (en liaison avec le GTF), maritime, ferroviaire et aérien.
- Editransport se positionne comme l'intermédiaire conciliant les besoins des chargeurs et des transporteurs, par exemple dans les secteurs de la grande distribution avec Gencod EAN France ou avec AgroEDI pour certains transports. D'autres partenariats vont être annoncés.
- Pour l'international, le Délégué Général d'Editrans-port, Dominique Vankemmel, préside depuis de nombreuses années les groupes de travail chargés de la normalisation EDI des échanges électroniques du transport, à la fois à l'échelon de l'eBES et du Forum Cefact-Onu. Ce groupe mondial du Cefact va achever son répertoire de données élémentaires (Core Components) et  collabore avec le TC 204 de l'ISO pour la définition des données et messages pour le fret intermodal.  
- Pour que les échanges n'aient pas de frontières techniques, Editransport a recours à la modélisation préalable, dans Edimobile pour l'informatique embar-quée, pour les flux d'échange de la gestion du fret à la demande du Ministère des Transports, pour les données communes aux Douanes et au Transport avec l'Organisation Mondiale des Douanes.
- Editransport participe à de nombreux groupes de travail et projets :  NSTI (Nouveau Système de Transit Informatisé), Tracy II pour la traçabilité des marchandises transportées, inclusion des données Transport pour la dématérialisation de la facture etc.
- A la demande de ses membres, Editransport organise des formations parallèles Edifact et XML pour l'e-Business Transport/ Logistique. Egalement pour répondre à des besoins d'entreprises du secteur d'avoir une "image XML" de leurs messages Edifact, Dominique Vankemmel a pris l'initiative et a conduit à bien l'adoption de la spécification techni-que ISO TS 20625. Editransport vient d'expérimen-ter cette TS pour le Guide Route IFCSUM Edifact (répertoire 96A).
Editransport permet ainsi aux entreprises "sautant" l'étape Edifact pour aller directement à XML de rejoindre quand même leur Communauté EDI. En attendant le jour où, à l'inverse, ce seront les attardés d'Edifact qui pourront se joindre à XML ! 
 
La norme STEP pour l'échange de données techni-ques sur les produits industriels a été mise au point par l'ISO TC 184/SC4 avec 4 ans de participation de l'initiative PLCS (Product Life Cycle Support). C'est  maintenant un  Oasis PLCS TC qui se charge de standardiser des DEXs (Data Exchange Sets) relatifs à toutes les étapes de la vie d'un produit industriel (avion etc.) depuis les premiers dessins jusqu'à la maintenance en passant par la fabrication. Et cela en liaison avec l'ISO TC 184/SC4. Alors que des entreprises françaises, notamment, continuent à jouer un rôle certain pour STEP à l'ISO, on ne voit pas encore de francophones dans la liste des membres du PLCS TC d'Oasis qui comprend les ministères de la Défense US, UK, norvégien etc. Est-ce parce que rien n'est à attendre de ce TC d'Oasis ? Ou qu'il est plus confortable de s'en tenir à l'ISO où la France a des responsabilités ?
2/ pour adopter ebXML au TC 154 
Oasis vient de déposer à l'ISO TC 154 une deman-de de vote express (avant fin février 2004) pour la prise en considération de quatre parties du frame-work ebXML développées à Oasis (partner profile ebCPP, messaging ebMS et registries ebRIM et ebRS). Mais faute d'un nombre suffisant d'entreprises cotisant à l'Afnor pour y créer le "miroir" du TC154, la France risque de ne pas prendre part à ce vote. 
  3/ pour un  Cefact-Onu ouvert 
Mais il faudra donc attendre pour la complétion du framework ebXML avec les autres parties. En effet, le Cefact-Onu semble beaucoup moins pressé de déposer au TC 154 la partie "métier" d'ebXML dont il avait la charge, Business Process et Core Components (dont il vient pourtant de publier les spécifications).  Est-ce une coïncidence, les franco-phones jouant depuis les débuts de l'EDI un rôle non négligeable (cf ci-contre) dans la standardisation des processus métiers ? Cela contribue-t-il à expliquer le quasi-abandon d'ebXML par les "méthodologues" du Cefact au profit du  BCF (cf VendrEDI n° 67), "framework de tous les frameworks" ? Décision stratégique prise sans en référer à la plénière du Cefact, ce qui a entraîné une vigoureuse protes-tation du Chef de la délégation française !
******
Suite à la récente prise de conscience de l'impor-tance accrue  de l'intelligence économique, les uti-lisateurs ne doivent pas laisser les groupes anglo-américains décider seuls, dans les con-sortiums comme dans les instances de normalisation, du monde de demain.
Ce numéro 70 de VendrEDI a été adressé à 1145 abonnés      Pour écrire    
Tous les numéros de VendrEDI peuvent être téléchargés à  http://www.actimum.com/acvendredi.htm