Attendez l'arrêt du manège ! Ce n'est plus de votre âge ! Ci-dessous VendrEDI n° 74.
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lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 74 27 février 2004 | ||||
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Le Semantic Web
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Microsoft + Cefact :
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pour l'e-business et Edifact
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où sont passés les utilisateurs ?
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Après le Web actuel, dont les
resources sont hu-man readable,
l'animateur de son lancement réussi, Tim
Berners-Lee, vient de quasiment mener aussi à bien la
mise sur orbite du Semantic Web qui, lui, offre des
ressources machine processable. Les deux sont
complémentaires : mais c'est un amusant retournement de
l'histoire de voir qu'en voulant automatiser la recherche et le
traitement des données, on revient ainsi à l'objectif de
l'EDI, mais cette fois avec des outils autrement puissants et
ouverts. C'est le cas de RDF (cf VendrEDI n° 72) et d'OWL (cf VendrEDI n° 67) qui sont aujourd'hui des
recommandations du W3C. Les premières utilisations sont
effectives chez Boeing ou dans l'offre d'IBM, pas seulement
pour améliorer les recherches type Google ou gérer
du knowledge management, mais pour relier des
ontologies sur lesquelles on puisse ainsi adosser une
cohérence in-terne puis son e-business. Le
W3C, un temps très critiqué pour avoir laissé
à Oasis le soin de standar-diser les Services Web, semble
être en passe de réussir son "détour" par cet
investissement dans le "sens" qu'est le Semantic Web.
Détour qui devrait profiter à tous ceux qui veulent
automatiser des traitements ou des échanges d'applications
à applications qui supposent que l'on se soit au
préalable mis d'accord sur le sens des données à
transmettre. C'est donc l'intérêt de
l'e-business, et tout particulièrement des
Communautés EDI, de tester les outils du Semantic
Web, par exemple pour des domaines nouveaux ou à
l'occasion d'une refonte. D'autant que RDF et OWL peuvent
parfai-tement partir du contenu Edifact existant. Mais au lieu
de simplement juxtaposer dans un répertoire les
différentes valeurs codées pouvant être prises par
une donnée, on passera d'un vocabulaire-patchwork à
une ontologie par une modélisation type OO (orienté
objet) des différentes entités d'un domaine, de leurs
attributs comme de leurs relations. Et avec le mécanisme
des namespaces et des URI, plus besoin d'un
répertoire unique avec une gestion centralisée de ses
mises à jour. Le bottom up du métalangage
XML pourra ainsi se manifester
dans
des langages parallèles avec, en tant que de besoin,
l'interopérabilité de leurs fron-tières modélisée avec les
mêmes outils.
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Le deal entre Microsoft et le Cefact
pour le soutien d'un BCF (Business
Collaborative Framework) incluant les Services Web
fait l'objet d'un article du
New York Times où
rémunération d'article et billets d'hôtel payés
par Microsoft aux dirigeants du Cefact sont évoqués.
L'affaire avait été évoquée en son temps dans
le VendrEDI n° 67 :
- ces contreparties
"trébuchantes" à la mise au frigo d'un ebXML
soutenu par Sun entachent la neutralité de l'Onu
; comme en général le sponso-ring
obstinément recherché par les dirigeants du Cefact au
grand dam du service juridique de l'Onu !
- sur le fond, on peut comprendre la
volonté de ne pas ignorer Microsoft pour assurer une
standar-disation cohérente des divers modes
d'e-business, y compris les Services Web,
où Microsoft est leader.
Mais à la condition que le Cefact soit toujours
capable de représenter la neutralité des
utilisateurs comme cela a été la caractéristique de
l'Onu au temps d'Edifact. Or, depuis
quelques années, les utilisateurs sont partis du Cefact-Onu
sur la pointe des pieds. Tout d'abord parcequ'ils étaient
enfin satisfaits des messages Edifact qu'ils avaient mis au
point, empiriquement, au fil des ans. Ensuite parce qu'ils ont
été assommés par la permanence
d'une révolution institutionnelle et technique du
Cefact. Alors que leurs messages EDI sont toujours le
support très majoritaire du B2B et
rentabilisent un investissement de plusieurs années, les
utilisateurs souhaitaient une migration tranquille de leur
Edifact vers XML et les Services Web.
Malheureusement, au lieu de s'intéresser
à AS1-AS2 (EDI sur Internet), où à la simple reprise
en XML du contenu-métier Edifact, le Cefact a
surtout investi sur l'UN/Cefact
Modeling Methodology, sur ebXML, puis maintenant
sur le BCF avec Microsoft, toutes choses
qui ne rassurent pas forcément les utilisateurs
d'Edifac ! Pourtant la tendance est bien de redonner la
priorité aux métiers sur les techniques ! D'où,
d'ailleurs, un groupe d'Oasis qui met en avant un BCM,
Business Centric Methodology,
censé être au-dessus de toutes les couches
techniques, y compris le
BCF ! Alors
Oasis ou Microsoft-Cefact ? En tout cas, on ne voit pas
très bien où sont passés les utilisateurs
censés choisir ! |
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données Petit Glossaire du B2Bfr |
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Série des WS* :
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Mariage TI-métiers :
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"Soupe" ou
saine modularité ?
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garder les segments Edifact
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Toujours en tête dans la course à la
standardisation des Services Web, Microsoft vient de publier avec
Intel, BEA et Canon, une nouvelle spécification dans la
série des WS* : WS-Discovery (Web Services Dynamic
Discovery). Basé sur SOAP et complément à UDDI,
WS-Discovery doit faciliter la recherche et la connexion
aux Services Web de tous types d'outils connectables et de
réseaux, depuis les ordinateurs et les
notebooks jusqu'aux téléphones portables.
Sun a immédiatement dénoncé une proposition
"propriétaire" et annoncé qu'une "spéc"
ouverte serait bientot publiée par Liberty Alliance
pour tous types de plates-formes, J2EE, .Net ou IBM. Mais ses
promoteurs maintiennent que WS-Discovery, une fois
"débuggé", sera soumis à une instance de
standardisation à l'instar de WS-Addressing,
WS-Eventing et WS-Security. Alors, patchwork
tournant à la "soupe" ou modularité pour
préparer une réelle
interopérabilité à laquelle tous devraient
avoir effectivement intérêt, si les Services Web
finissent par se généraliser ?
ebXML+WS :
un TC ebSOA lancé par
Oasis
De même que Microsoft soutient avec
le Cefact un BCF alignant EDI et ebXML sur les Services Web,
cf page 1, des promoteurs d'ebXML, pour le moment surtout Adobe et
Commerce One, vont installer à Oasis un nouveau TC
dénommé
ebSOA (electronic Business Services oriented
Architec-ture). Son propos est de continuer le travail sur
l'architecture technique d'ebXML en tenant compte des Services Web,
en particulier des travaux du groupe du W3C sur la
Web Services Architecture. La présidence d'ebSOA
devrait être confiée à Duane Nickull, qui avait
été editor de la version 1.0.4 de l'ebXML Technical
Architecture Spe-cification. L'objectif est
d'évaluer l'implementa-bility
et l'interopérabilité des multiples
spécifications ebXML et Services Web, ainsi que d'aider à
résoudre les incompatibilités rencontrées.
On ne peut qu'applaudir à une telle
volonté d'oecuménisme et souhaiter qu'un Panthéon
puisse accueillir et faire coexister tous les standards de
l'échange électronique de données ! Mais le danger
des entreprises "monothéistes" comme ebSOA ou le BCF est
qu'elles ont tendance à prétendre êt
re les
seules à avoir leur place dans le Panthéon ! Le Cefact
ayant pris parti, reste Oasis comme Panthéon ouvert ! |
Edifact, premier standard des échanges
électroni-ques de données du B2B (EDI), s'est construit
en associant experts des technologies de l'information (TI) et
représentants des métiers. Par exemple, la centaine de
segments génériques Edifact, sur la date, les
quantités, l'identification des parties etc.
formatent langages et expériences métiers et
préfi-guraient dès 1990 ce qu'on appelle maintenant dans
ebXML une BIE (Business Information Entity)
réutilisable. Le bon vieux segment DTM, par
exemple, comporte ainsi trois données codées :
la nature de la date (date de livraison, date de valeur etc.), le
format utilisé pour la date (jjmmaaaa en Europe ou mmjjaaaa
aux USA) et la date elle-même (27022004 pour ce n° de
VendrEDI). Certes, un tel segment antédiluvien
recourt, pour son forma-tage, à une TI bien dépassée
aujourd'hui. Mais son contenu métier, comme celui
des autres segments Edifact, est toujours valable : la preuve,
c'est que la majeure partie des échanges B2B est
encore en Edifact ! Et cela n'a rien d'étonnant ! Les
données du business évoluent beaucoup moins vite
que les standards de TI prétendant les rendre
interopé-rables ! Certes, les listes de codes des données
de ces segments ne sont pas génériques et ne
font que juxtaposer les langages métiers. Du coup ce
n'est que le format, l'arrangement des données, qui est
générique, chaque secteur ayant une déclinaison
interne "propriétaire" des segments, avec des codes et
des libellés qui lui sont propres. Donc sans
véritable intersectorialité. A noter que le vocabulaire
du standard EDI ANSI X12, plus en usage aux
USA qu'Edifact, fait appel à des segments moins
"génériques" et que cela n'empêche pas cet
X12 d'être toujours largement majoritaire dans le B2B aux USA.
Les échanges restent en effet à l'intérieur des
secteurs utilisant le même langage : le fait que les segments
soient génériques ou non n'a donc aucune incidence
pratique ! Cela doit faire réfléchir aux conditions
de passage à la TI XML : faut-il vraiment
remodéliser la structure de langages qui
continuent à faire leurs preuves, qu'ils soient
génériques ou non ? Qu'est-ce que les Core
Components ebXML, leurs BIE "génériques" ou
"l'universel" UBL apporteront de nouveau à des
échanges qui resteront sectoriels pour l'essentiel ? De
syntaxes EDI à jeter, il faut garder en XML le
bébé des contenus métiers rassemblés en
seg
ments réutilisables. Quitte à ce que la
séman-tique de ces segments soit, elle,
modé-lisée, si besoin, avec RDF et OWL. |
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