Bonjour,
 
Ci-dessous VendrEDI n° 77. Comme d'habitude, me signaler par retour de courrier des adresses de nouveaux lecteurs ou votre souhait de ne plus recevoir VendrEDI.
 
On nous prie de noter que CNET Events organise les 15 et 16 juin prochains à Paris la "Convention Web Services", deux jours d'exposition et de conférences gratuites.
 
Cette Convention a pour objectif de "donner une vision réaliste du terrain, permettre d'appréhender l'impact réel des services web sur les stratégies informatiques, dresser un panorama des principaux acteurs et solutions pour choisir un outil en connaissance de cause, approfondir les connaissances pratiques grâce à des ateliers concrets (développement, administration..)".
 
XMLfr y animera le 16 juin une matinée entièrement consacrée au rôle de XML dans les Services Web.
 
Pour s'inscrire : http://www.zdnet.fr/event/web-services/
 
Cordialement
 
Claude Chiaramonti
 
PS pour les nouveaux lecteurs : VendrEDI utilise plusieurs polices, notamment Times New Roman pour les textes des articles, ou Arial pour leurs titres, tout le monde ayant ces deux polices dans ses fonts. Par contre, le titre VendrEDI est en Dom Casual et les sous-titres des articles sont en Lucida Handwriting qui ne figurent pas dans toutes les fonts. Demander par retour ces polices si vous les souhaitez pour l'affichage prévu.

 
 
   VendrEDI   lettre de Claude Chiaramonti
 sur les données de
l'échange électronique
           Numéro 77      23 avril 2004
   B2B automobile :
 
    Microsoft-Sun : 
    Back to Basic  chez Galia 
dans l'intérêt des utilisateurs
L'association française Galia (Groupement pour l'Amélioration des Liaisons dans l'Industrie Auto-mobile) fait le point sur le B2B dans un dossier du mois de Jean-Pierre Le Bot, intitulé "Back to Basic" ou "retour vers le futur" ! Les nombreux travaux engagés en B2B, le plus souvent en étroite liaison avec Odette, qui coordonne pour l'Europe les asso-ciations du type Galia, traitent pragmatiquement de tous les aspects de l'échange électronique de données, depuis la connexion des réseaux jusqu'à la gestion des stocks du client par le fournisseur. Dans l'automobile, comme dans l'aéronautique, les pre-mières préoccupations s'expriment dans le "plateau virtuel" pour améliorer la coopération donneur- d'ordre/sous-traitant dans la conception d'un nou-veau véhicule. Cet aspect  ingénierie du collabo-rative product development est au départ du coeur de métier des constructeurs, avant même la produc-tion et sa supply chain.
Cette collaboration est à mettre en parallèle avec la réduction de voilure de la place de marché Covisint qui devait tout révolutionner ! Complété par  un Web-EDI, l'EDI en Edifact (ou avec STEP pour les données techniques) marche toujours très bien. Le recours à XML pour l'EDI, préparé par Bernard Jeanneau, n'est pas négligé pour autant, mais il n'est considéré que comme un moyen. L'association automotive US (AIAG) vient d'annoncer son passage à ebXML pour diminuer le coût de l'EDI. La XML Recommendation d'Odette traite de la modélisation UML en suivant les règles ebXML. Odette ne s'est pas lancée dans la traduction systématique en XML de tous les messages Edifact existants, et n'a fait "qu'XML-iser" SYNCRO pour un besoin de fonctionnement en temps réel.
La coopération en Europe est très forte en ce qui concerne la mise en place d'ENX (European Network eXchange, utilisant notamment France Télécom) par lequel passeront tous les échanges électroniques de la branche automobile. Et ENX est aussi utilisé ailleurs, par exemple par le Portail sécu-risé français "Armement" de la DGA.
Au total, le secteur automobile et Galia continuent de participer aux diverses instances internationales de standardisation, toujours dans le but d'améliorer les liaisons de la filière automobile.
 
Des signes avant-coureurs du cessez-le-feu entre Microsoft et Sun avaient pu être observés, notam-ment l'admission de Sun à WS-I lancé par Microsoft pour améliorer l'interopérabilité des outils de Servi-ces Web (SW), ou leur participation commune à l'édition de la dernière version de WSDL. Tous les offreurs ont intérêt à offrir un paysage apaisé pour rassurer les utilisateurs hésitants devant des standards de SW dont l'interopérabilité ne leur est pas garantie ! D'où la collaboration et le deal entre Microsoft et IBM. Mais c'est sans doute l'amende record infligée par la Commission européenne à Microsoft qui a été décisive : quitte à débourser beaucoup, autant le faire pour aider son "meilleur ennemi" à garder la tête hors de l'eau et, ainsi, ne plus mériter d'être considéré comme Big Brother en personne ! D'autant qu'inquiété par le dynamisme de ses alliés tel IBM, Microsoft a pu penser qu'il fallait aider Sun à les contenir sur Java. De son côté, Sun, en grande difficulté, avait besoin d'oxygène, et a accepté l'idée que des clients nouveaux ne pouvaient être que des usagers de ce Microsoft, qu'il ne fallait donc plus diaboliser.
Alors, du point de vue des utilisateurs, des évolutions positives sont-elles  prévisibles ? On peut s'attendre à une collaboration profitable entre les technologies Java et .Net. On peut espérer que Passport et Liberty, outils de gestion des identités, proposés par Microsoft et Sun,  seront autorisés à partager leurs informations, là aussi dans l'intérêt de tous.  Verra-t-on, de plus, l'amélioration de l'interopérabilité entre outils  plus interchan-geables se traduire par une diminution de leurs prix ? Peut-être bien. Seule alors l'approche "open source" pourrait pâtir de l'accord Microsoft-Sun.
Au total, la tendance manifestée par la création à Oasis d'ebSOA (VendrEDI n° 74) pour obtenir une réelle articulation des architectures SW et ebXML devrait être renforcée. Du coup, ces techniques que l'attitude anti-ebXML de Microsoft contribuait à opposer, pourraient devenir parfaitement complé-mentaire.  Il faudrait alors reconnaître qu'était pré-monitoire, de la part du Cefact, la présent ation à Microsoft du BCF, framework of frame-works, qui allait dans le sens d'une récon-ciliation attendue par les utilisateurs.
 
Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données   Petit Glossaire du B2Bfr

  Standards WS* :
UDEF  pour assurer
      une architecture en kit svp !
 
l'interopérabilité sémantique ?
Le feuilleton (cf VendrEDI n° 60, 61, 66, 72, 74 et 76) des standards des Services Web (WS*) doit être d'autant plus suivi avec attention que la gamme attendue semble aujourd'hui à peu près complète. Ce suivi est assuré par les analystes de CBDi. Avec pour commencer leur roadmap (sponsorisée par Mi-crosoft et IBM notamment). Avec ensuite un état des lieux des diverses  spécifications rassemblées dans leur summary. A noter que CBDi n'accorde pas grand avenir aux spécifications qui ne sont pas soutenues par Microsoft et/ou IBM : mais la hache de guerre semblant être enterrée entre Microsoft et Sun, on peut espérer la suppression des doubles emplois ou l'insertion, par exemple de  WS-CAF.
Cf aussi l'association BPEL4WS et UDDI.
Donc, en plus du triptyque de base SOAP, WSDL et UDDI, CBDi dresse la liste suivante de WS*, sans les doubles emplois, et sans tenir compte de leur statut ou état d'avancement :
- Business Process et transactions :
BPEL4WS à l'Oasis WS-BPEL
- Management et provisionning :
WSDM (WS-Manageability)
 - Messaging et events :
SOAP MTOM pour optimiser SOAP
- Sécurité :
WS Security Services pour prolonger SAML
- Portail WSRP et Metadata :
Avec, de plus, WS-Discovery, ou WSBaseFaults et
WS-ServiceGroup qui, chez IBM, viennent de com-pléter WS-Resource qui reste un concurrent du WS-Eventing de Microsoft.
Si toutes les briques figurent ci-dessus, reste à fournir une seule architecture en kit et que, pour cela,  se mettent d'accord, le groupe du W3C, le groupe  ebSOA d'Oasis et le BCF du Cefact !
 
Suite à l'article du VendrEDI n° 76 sur les URIs vs UIDs comme moyen d'éviter les ambiguïtés dans les multiples définitions sectorielles qui se chevauchent dans l'e-business, Rémy Marchand (Adesium) tient à signaler qu'existe une solution qui permet de ne pas opposer ces deux techniques d'identification. Né il y a 15 ans dans l'aéronautique et le milieu CALS (Defense US), UDEF (Universal Data Element Framework) propose l'utilisation des identifiants type UID pour chaque définition, mais prévoit d'attribuer à chacune de ces définitions un URI, les références de ces URIs étant, elles, rassemblées dans un répertoire qui se veut global.
UDEF est l'objet d'un grand renouveau d'intérêt, comme moyen d'éviter que  la sémantique soit  toujours le "chaînon manquant" de l'interopérabilité et reste donc le Web Scandal ! Ce qui apparaît aujourd'hui comme possible, c'est que les identifiants UDEF soient intégrés comme attributs dans les taxi-nomies, ontologies et simples fichiers des parte-naires de l'e-business. Respectant la norme ISO-11179 sur les metadata, cette approche d'UDEF serait parfaitement compatible avec RDF et OWL, les outils du Semantic Web décrivant la sémantique. UDEF pourrait, de même, compléter la spécification sur les Core Components ebXML et va être présenté aux instances qui se préoccupent de la convergence des standards, notamment au groupe ebSOA d'Oasis (VendrEDI n° 74) qui va chercher à réconcilier les architectures Services Web et ebXML. Voir un Livre Blanc expliquant les diffé-rentes applications possibles d'UDEF.
En attendant, UDEF est toujours la propriété de l'AFEI (Association For Enterprise Integration), encore "intégrée" dans la mouvance Defense US. Et Alain Chapdaniel (Actimum) fait remarquer, d'une part que l'identifiant utilisé par UDEF dépend des modélisations préalables qui peuvent compliquer les rapprochements, et d'autre part que les IDs UDEF, bien qu'étant numériques, sont basés sur une convention de nommage qui ne convient bien qu'à l'anglais, ce qui compliquerait quand même la ques-tion du multilinguisme, sauf à proposer de la faire traiter par l'outil BSR.
NB : à propos de multilinguisme et du sigle UDEF, ne pas renouveler l'erreur de l'ISO qui traduit data élément par "élément de donnée" quand donnée suffirait : le data element est en fait équivalent à datum, singulier latin de data. Si on tient à garder element, dire alors "élément de l'ensemble  des données".
Ce numéro 77 de VendrEDI a été adressé à 1251 abonnés      Pour écrire    
Tous les numéros de VendrEDI peuvent être téléchargés à  http://www.actimum.com/acvendredi.htm