Bonjour,
 
Ci-dessous VendrEDI n° 79. Comme d'habitude, me signaler par retour de courrier des adresses de nouveaux lecteurs ou votre souhait de ne plus recevoir VendrEDI.
 
La société Altova propose, pour s'initier à XML, une free version Home Edition de xmlspy® 2004 à télécharger (21 Mo !) :  
http://www.altova.com/download_spy_home.html
 
Cordialement
 
Claude Chiaramonti
 

 
 
   VendrEDI   lettre de Claude Chiaramonti
 sur les données de
l'échange électronique
           Numéro 79      28 mai 2004
 Edisanté à la croisée
 
 Conférences XML :
    intersectoriel-international
"touiller" la potion magique !
L'association Edisanté est d'abord une instance "interfonctionnelle" : le secteur de la Santé recouvre en effet des fonctions d'e-business a priori disjointes, comme l'achat dans les hôpitaux, la transmission des analyses de labo, les rembour-sements de la Sécu ou les échanges de dossiers médicaux. Edisanté s'efforce donc de rendre cohérentes ces fonctions. Documentation technique et groupes de travail d'Edisanté, comme son GT11 sur les échanges de dossiers médicaux, s'efforcent donc de coller aux besoins des professionnels tout en recherchant une cohérence "centrée patient".
De plus, Edisanté est face à l'intersectoriel, cer-taines des fonctions "Santé" étant en situation d'échanges électroniques avec l'Administration, la Distribution la Banque etc. Ce qui est sûrement une valeur ajoutée d'Edisanté par rapport aux  instances de normalisation d'autres pays.
Car Edisanté est enfin une instance insérée dans l'international, ne serait-ce que pour ne pas avoir à réinventer ce que les autres utilisent déjà. Le 19 avril 2004, Edisanté organisait ainsi une journée de contact avec le consortium international d'origine US, HL7 (pour Health Level 7, normalisation pour la Santé de la couche 7 du modèle OSI). Etaient également présents à cette journée d'autres ins-tances comme Prorec, l'EEG9 de l'eBES/CEN ou Hprime qui s'est positionné comme instance fran-çaise de HL7. A noter que, pour l'avenir du niveau transport, HL7 vient d'annoncer qu'il adoptait à la fois les spécifications des Services Web et celles d'ebXML alors que seul ebXML est mentionné dans le programme d'Edisanté. Une démarche oecumé-nique éviterait à Edisanté une guerre de religion interstandards qu'elle a déjà subie. Par exemple, une "niche propriétaire" avait été protégée par la CNAM contre l'adoption d'Edifact, bien que certains des messages Santé Edifact aient pourtant  été déve-loppés par le CTI de la CNAM ! D'où sans doute la prudence d'Edisanté, sa marche vers la cohérence supposant une posologie réaliste, y compris pour le passage à la potion XML ! L'important, à l'heure de la réforme de l'assurance-maladie, est de ne pas rater l'économie des échanges élec-troniques. Exemple pourrait être pris sur le soutien fédéral US à l'eHealth !
 
Quand on ne peut pas assister aux grands raouts sur XML, il faut au moins en lire le compte rendu, ce qui permet de suivre comment, selon les auteurs de ces CR, XML peut rester révolutionnaire. Suite à la conférence XML 2003, en décembre dernier à Philadelphie, Alan Kotok (notamment éditeur du forum ebXML) avait titré son  CR sur les standards des Services Web, tout en relevant la force persistante de l'EDI et bien d'autres points. Eric van der Vlist (XMLfr) avait été frappé dans son CR par la trop grande importance accordée aux schémas en rappelant qu'un métalangage repose d'abord sur les sémantiques des éléments et attributs. Il avait aussi noté un soupçon de Semantic Web et outils associés comme problème d'avenir.
Suite à la Conférence XML Europe 2004 d'avril dernier à Amsterdam, Eric observe que le fil rouge de la conférence a été les améliorations possibles (refactoring), à la fois de XML lui-même et de son usage : il rend compte des différentes manières de "touiller" la potion magique pour la faire "prendre" grâce à des simplifications portant sur les schémas avec Relax NG, sur la syntaxe de RDF, le Semantic Web et les blogs (carnets personnels) etc.
Edd Dumbill, dans son intervention de clôture  de XML Europe 2004 sur "The State of XML", qu'il rédige pour la cinquième année, se félicite que le W3C revienne sur les nécessaires améliorations du "core XML" comme le packaging ( XML proces-sing model) ou l'identification ( xml:id draft). Edd Dumbill estime aussi  que les outils de gestion des métadata, notamment RDF, OWL ou les Topic Maps ne représenteront l'avenir d'une réelle intero-pérabilité que si ces outils peuvent s'appuyer sur une même sémantique non propriétaire. Métalangage, notamment pour les échanges, XML restera d'au-tant plus révolutionnaire qu'il facilitera l'accord sur le sens des données "pour que le message passe". Pour conclure, toujours avec Edd Dumbil, disons que XML reste incontournable grâce à des qualités qui durent : d'abord être intimement lié au Web, par exemple avec les URI, ensuite être human readable, à la condition de simplifier, enfin représenter un bouquet de best practices provenant de domaines très différents parmi lesquels l'e-business a toute sa place.
 
Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données   Petit Glossaire du B2Bfr

   WSDL 2.0 publié :
Modéliser BP>XML :  
       un pour tous, tous pour un !
 
générer les outils de l'e-business
Le W3C publie deux parties du WSDL 2.0 draft : Core Language  et  Message Patterns. Les BindingsRequirements et Description Usage Scenarios déjà publiés restant valables. WSDL est l'outil de  description des Services Web, donc celui qui est le plus au contact du business. Le client doit en effet tout d'abord comprendre quel est le service auquel il peut pré-tendre, pour qu'ensuite ce soit son application qui recherche (UDDI) et se mette en relation (SOAP) avec le Service Web sélectionné, en suivant la chorégraphie de BPEL. Voir le  Primer de WSDL 2.0 qui commence par expliquer ce qu'est un Service Web et illustre ensuite le fonctionnement de WSDL. Voir aussi un article sur les ajouts de WSDL 2.0 par rapport à la version précédente.
Les Trois Mousquetaires des Services Web, SOAP, UDDI et WSDL, sont donc quatre comme il se doit, avec maintenant  BPEL. Et comme figurent parmi les éditeurs de WSDL 2.0 aussi bien Microsoft et IBM que Sun, on peut espérer que les duels avec les Gardes du Cardinal ebXML son terminés ! Dans le même esprit "Embrassons-nous Folleville !", voir aussi  BPELJ, BPEL for Java, d'IBM et BEA. A noter également, pour donner une chance à des Services Web ouverts, un outil améliorant UDDI :  X-registry d'Infravio. Sans oublier que SAP mise sur l'outil SOAP pour une SOA qui ouvre les ERP sur l'extérieur (cf VendrEDI n°67).
Donc, "Tous pour un, un pour tous", notamment au sein du WS-I et son Basic Profile pour faciliter l'implémentation des Services Web ! Alors avec tout cela, où en est-on ? Pour le Vice-président de Gartner, les quatre outils des Services Web sont maintenant assez mûrs pour que les entreprises développent ce qu'il appelle des SOBAs, Services-Oriented Business Applications. Selon lui, déjà en oeuvre à l'intérieur des entreprises ou parmi des petits groupes de trading partners, ces SOBAs vont être largement utilisés dans les supply chains. Il s'agit d'aller au-delà des Services Web basiques comme la fourniture de cours de Bourse ou d'informations météo pour aller vers des applications à haute valeur ajoutée, combinant  gros volumes de données et "complex proprietary algorithms", tels que "credit-card validation, order status, inventory, Social Security benefits...loan risk assessment...express shipment tracking...". Mais, si les cinq prochaines années verront, selon Gartner, un intense développement des Services Web, leur sécurité restera le principal souci des entreprises, notamment face aux hackers.
 
Faut-il modéliser ses Business Process à l'occasion de leur passage en XML ? Certainement pour les BP de domaines nouveaux où tout est à définir : il vaut mieux partir sur de bonnes bases. Pour des échanges classiques, la supply chain par exemple, le formalisme des petits dessins reliés par des flèches ne fera sans doute pas découvrir une nouvelle manière de faire du business à chacun des spécialistes du domaine ! Et la "re-modélisation" n'est pas indispensable s'il s'agit de passer à XML en conservant le maximum de l'acquis d'un EDI existant :  il suffit alors, (cf VendrEDI n°63) de suivre le "modèle" des règles ISO 20625 pour générer des schémas XML à partir de guides d'implémentation de messages Edifact, ou le modèle CICA de l'Ansi X12 US. En conservant d'abord la sémantique métier codifiée en EDI.
Par contre, la modélisation peut aider deux spécia-listes à vérifier que l'automatisation des échanges entre leurs applications couvrira bien tous les cas de figure. Pour cela, il y a en amont le célèbre frame-work de Zachman ou la Trame Business utilisée par René Mandel de chez Oresys. Encore que Alain Chapdaniel soit toujours sceptique sur la capacité réelle de s'échanger des modèles !
En fait  l'intérêt fondamental du formalisme de la modélisation est qu'il permet en aval de générer les outils XML de communication électronique. Dans ce but, et bien que peu utilisé pour les données techniques, UML s'impose en e-business aussi bien en ebXML que pour les Services Web.
Mais  à condition, pour Benoît Marchal, qui propose une formation, et a déjà écrit des articles sur UML et son meta-model, de ne pas se contenter d'un tableur inadapté pour modéliser, alors qu'il existe aujourd'hui, de Poseidon à Rational Rose d'IBM, toute une gamme de produits pour mettre en oeuvre XMI et faire ainsi le pont entre UML et XML.
Un modèle UML peut alors aider à générer les différents niveaux du framework ebXML jusqu'aux BIE/Core Components à utiliser pour des échanges nouveaux ou un EDI existant repris à zéro.
De même pour le passage ex nihilo à un Service Web : un modèle UML peut aider à générer la chorégraphie en BPEL et la description du Service Web en WSDL. C'est bien  l'objectif du BPMI.org(cf VendrEDI n° 69).
Sans oublier que c'est la sémantique qui prime : pour des processus de business un peu fouillés, les petits dessins ne valent que par le langage métier qui les explicite. 
Ce numéro 79 de VendrEDI a été adressé à 1303 abonnés      Pour écrire    
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