| VendrEDI | ![]() |
lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 83 17 septembre 2004 | ||||
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Les règles BRMS
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Services Web / SOA :
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placent les métiers
avant les TIC
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prouver le ROI en marchant !
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L'articulation
entre métiers et TIC est un des enjeux
de l'informatique,
récurrent depuis les origines. C'est là que peut se
jouer l'efficacité d'un SI. Le dialogue
entre les métiers de
l'entreprise et son informatique
doit pouvoir s'appuyer sur un outil de modélisation type
BPEL (cf VendrEDI n°82), mais d'abord sur
une définition des règles de business
auxquelles il sera fait référence dans un modèle.
Ces règles de métier sont du type
IF-THEN-ELSE, et ressemblent donc aux règles des
langages de programmation. Sauf qu'elles sont exprimées en
langage courant (anglais) et peuvent donc être facilement
utilisées par les businessmen pour codifier la
logique de leurs opérations et permettre ensuite aux
dévelop-peurs de prendre la suite avec la logique de leurs
langages de programmation. Qui peuvent alors respecter la
logique des "fonctionnels" des métiers.
C'est l'objectif des
outils de BRMS (Business Rules Management
System) qui se répandent : à côté de
sociétés spécialisées, Microsoft devrait
inclure un "Business Rules Framework" dans la version 2004
de BizTalk. Les avantages d'un BRM se situent aussi bien au stade
de la conception que de la maintenance. Plutôt que d'être
pendu au téléphone, le côté business,
une fois sa modélisation "réglée", peut passer
commande au côté TIC qui peut passer aux tests et à
la production du code. Et en cas de modification de ces
régles des métiers, les fonctionnels compétents
peuvent les traduire logiquement eux-mêmes, sans attendre
la disponibi-lité des développeurs (mais avec
peut-être, quand même, une certaine aide de leur part
;-). Si ça marche, le coût de conception et
de maintenance sera réellement moindre et on peut
espérer que les régles métiers seront bien
implantées correctement. Mais, en fait, un BRMS a un domaine
d'application utile à considérer avec
précaution : d'une part les PME
"mono-métier" n'en ont guère la justification, et
d'autre part les ERP ou les CRM des grandes entreprises contiennent
déjà, en principe, un outil de gestion des règles.
En revanche, toute nouvelle application développée
en entreprise justifie un BRMS, surtout si la nouvelle application
doit rester autonome. Et mettre à plat les règles
des métiers de l'entreprise peut, en soi, être parfois
très utile !
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Les alliances menées par
Microsoft-IBM d'une part et Sun-Oracle d'autre part ont
décidé de réconcilier leurs standards rivaux
pour rassurer les utilisateurs quant à la mise en oeuvre des
Services Web (SW) et de la SOA qui est à construire
autour. On peut en déduire que ces grands offreurs en
attendent un retour sur investissement (ROI). Et les
utilisateurs ? Quels avantages peuvent-ils attendre des SW et de la
SOA par rapport à leurs outils qui marchent, EAI interne
plus EDI externe ? Tout dépend des objectifs : s'il
s'agit de connecter l'application A à l'application B,
l'EAI ou l'EDI suffisent. S'il s'agit que A recherche et
trouve B, puis surfe, le cas échéant, vers
C, alors il faut recourir aux SW avec leur
gamme de standards WS* et le
profile WS-I.
Grâce à
leur approche loosely coupled, les SW
autorisent, en effet, des liaisons multiples en interne
ou sur le Web, pour échanger des données par
messages (REST, SOAP yc variante ebXML) qui suivent
des scénarios self describing (WSDL) pouvant
être automatically discovered (UDDI).
Chacun des éléments
d'une définition complète des SW comporte des
bénéfices à attendre, à la fois du
côté business et du côté TI. Ces
bénéfices sont analysés dans un document du CBDi, qui insiste sur l'indépendance
par rapport aux outils propriétaires, à
l'intérêt d'une même méthodologie pour
l'intégration interne et externe (Web ou Extranet), au
moindre coût du changement et de la maintenance comme à
la rapidité de réaction du SI aux demandes du
business. Enfin, les TPE devraient pouvoir être
reliées au global business à moindre coût,
les SW jouant le rôle d'API unique, remplaçant EAI, EDI,
EFI, liaisons aux portails etc. Quant à la SOA, vision
d'ensemble de l'architecture du SI, elle doit d'abord permettre de
vérifier que les SW sont généralisables
et qu'ils correspondent bien aux besoins réels.
Si la marche vers les SW et la SOA ne semble
donc ne pas être seulement dans l'intérêt des
offreurs, reste aux utilisateurs à définir vite les
données et les services pour lesquels il ne sera bientôt
plus possible de ne pas offrir sans attendre un SW.
San
s trop
vouloir faire ressortir à l'avance un ROI qui ne se
démontrera qu'en marchant, avec les autres, et pas
après. |
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord
sur le sens des données Petit
Glossaire du B2Bfr
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Mainframe et SW :
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SW automatisés :
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relier l'ancien et le
nouveau !
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d'abord la
sémantique
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L'orientation de tous les grands offreurs vers
un apaisement bienvenu de leurs conflits sur les standards des
Services Web (SW) vise à répondre à l'attentisme des
utilisateurs qui, en attendant ce cessez-le-feu, en sont
restés à ce qui marche, et notamment à l'EDI
traditionnel. Et à propos de ce qui marche, en plus de
standards réconciliés, les utilisateurs ont aussi besoin
de comprendre comment les SW pourront se raccorder à leurs
applications existantes, traitées par leurs gros ordinateurs,
ou à des fonctions gérées directement
par ces mainframes. D'où
l'intérêt commun aux offreurs d'outils de SW et
aux offreurs de mainframes à expliquer ensemble
comment relier ces deux types d'outils.
Selon eux, SW et main-frames doivent être
considérés comme complé-mentaires dans le cadre de
l'architecture SOA qui va gouverner les SI orientés services
(cf. les VendrEDI n°75 et n°80).
Non seulement les SW sont l'outil
d'avenir de l'EAI (Enterprise Application
Integration), mais ils présentent aussi un grand
avantage pour une intégration directe
Web-to-mainframe : les SW permettent non
seulement un accès aux données, mais aussi
aux application processing or func-tionality. Ce que
l'EDI traditionnel fait moins bien, faute en particulier de
SOAP et d'un langage de description des services comme WSDL
dont Edifact n'a pas les fonctionnalités.
Mais architecture "orientée services" ne
signifie pas que toutes les applications doivent être ouvertes
: ce n'est pas utile pour toutes. De plus la qualité des
services offerts par les "grosses bécanes" doit être
protégée et ne doit pas être compromise par une
"ouverture". Avant de brancher directement des SW sur le mainframe,
des ESB seront utilisés (cf VendrEDI
n°82). Et l'intégration progressive,
avec XML, avec les SW, avec la publication sur un portail etc. est
une marche raisonnée vers la SOA, et non un "grand
soir". Avec une "feuille de route" claire : choisir les
applications éligibles, définir le sous-ensemble de leurs
données à transporter vers une autre application, vers un
portail ou sur le Web, en déduire le schéma XML,
correspondant et implémenter les outils WSDL et SOAP
nécessaires.
En fait, les vraies difficultés ne seront
pas techniques mais humaines : la culture des services
informatiques quelquefois barricadés autour de leur gros
ordinateur n'est pas celle des Services Web, dont la culture
devrait mieux se partager entre TIC et responsables
métiers et aussi mieux relier l'ancien et le nouveau dans
les TIC elles-mêmes.
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Le succès des Services Web
(SW) dépend de la solution
de problèmes tels que reliability,
sécurité, orchestration et liens avec les
applications. Mais le problème le plus difficile à
résoudre, comme d'habitude, est celui de leur sémantique,
c'est à dire de leur description standardisée,
comprise de la même manière par les fournisseurs et les
clients de ces services. Car, sans sémantique,
l'interopérabilité n'est qu'une simple connectivité.
Et la difficulté d'une sémantique standardisée est
d'autant plus grande quand il s'agit de rendre automatiques, sans
interfaces précodées, la recherche et
l'exécution d'un service complexe ! C'est le même
type de diffi-culté qu'a cherché à résoudre
Google et surtout le Semantic Web, d'où
sa convergence avec les SW (cf VendrEDI n°67) dans le recours aux
onto-lologies. Une ontologie, en l'occurrence, est un moyen de
spécifier la structure d'un domaine de connaissance dans une
formal logic designed for machine processing, basée
sur une terminologie communément admise (en anglais). Et pour
que les SW puissent être "découverts" automatiquement
d'un domaine à l'autre, si possible sans intervention humaine,
il faut que des outils basés sur les mêmes standards
permettent de relier logiquement leurs diverses ontologies. A ce
prix, les SW pourront un jour remplacer avantageusement l'EDI
!
Un standard est aujourd'hui proposé
: OWL-S, basé sur RDF et
complémentaire de WSDL pour la description d'un SW (on
peut également mentionner un autre outil, WSMO, basé sur F-Logic et Dublin
Core). OWL-S devrait pouvoir automatiser les
tâches successives du SW : discovery, invocation,
composition and interoperation et bientôt
execu-tion monitoring. L'ontologie relative
à l'exécution de ces tâches permet de
répondre à trois questions : que fait le service ?
comment fonctionne-t-il ? com-ment y accéder ? Les
réponses à ces questions
étant processables par un service-seeking
agent pouvant avoir été mandaté par une
application. Et si le service doit être invoqué de
manière répétitive, on retrouve un scénario
EDI...
Au total, avec OWL-S, les SW disposent de
l'outil qui manquait à ebXML pour la description des
profiles CPP et la mise en oeuvre automatisée des
CPA. De même, manquait aux core components
sémantiques ebXML la possibilité offerte par RDF/OWL
d'enregistrer et "processer" les relations des concepts entre
eux.
Avec OWL-S,
les SW seront à la fois l'EDI classique automa-tisant les
relations entre applications et l'EDI ouvert à l'heure du
Semantic Web. |
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