Bonjour,
 
Ci-dessous VendrEDI n° 84, toujours à imprimer pour un meilleur confort de lecture (imprimer les pages 2-3).
 
Comme d'habitude, me signaler par retour de courrier des adresses de nouveaux lecteurs ou votre souhait de ne plus recevoir VendrEDI.
 
Cordialement
 
Claude Chiaramonti
 
 PS : dans un article de ce numéro, l'expression "entreprises anglo-américaines" est employée à la place de "entreprises anglo-saxonnes" qui est habituelle et néanmoins impropre et tout à fait étonnante pour beaucoup, en Angleterre comme aux USA. De fait, les Saxons se sont mélangés avec les Angles depuis des siècles, bien avant Christophe Colomb : ils ne peuvent donc pas représenter les américains ;-)
 
 
 
   VendrEDI   lettre de Claude Chiaramonti
 sur les données de
l'échange électronique
           Numéro 84      8 octobre 2004
  Normes e-transport
 
Standards ET norme
    NormaFret et TBG3 Cefact-Onu
 pour Services Web (yc ebXML) !
L'ACFCI (Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie), la Mission des Transports Intelligents du Ministère de l'Equipement et des Transports et des représentants des fédérations professionnelles et groupements d'acteurs concer-nés se sont associés  pour conduire un programme d'actions visant à la "promotion et diffusion auprès des PME des solutions de fret intelligent" (incluant les messages électroniques) et à soutenir une repré-sentation française dans les instances de normalisation. Cette action étant reliée au Bureau de normalisation existant dans le secteur des transports (BNEVT). S'appuyant, notamment, sur l'action de l'Afnet en direction des PME (cf le site  http://normafret.afnet.fr/), le groupe Fret Intelligent a un volet normalisation dénommé NormaFret dont Dominique Vankemmel devrait être l'expert. Avec un double objectif :
- faire connaître aux PME les standards, les bonnes pratiques et les expériences les plus avancées ;
- permettre aux entreprises de faire connaître leurs besoins aux éditeurs de solutions, aux administra-tions et aux instances de normalisation.
D'ailleurs, Dominique Vankemmel vient d'être réélu
à Washington Chairman du TBG3-Transport du Forum Cefact-Onu qui a mis au point les messages Edifact "transport et logistique" et participe aux groupes ebXML, notamment pour la prise en compte des Core Components du secteur.
Au cours de cette réunion de septembre 2004 du TBG3 les actions suivantes ont été validées :
- harmonisation des modèles de données "transport" et "douanes" pour une meilleure articulation ;
- mise à jour des guidelines de l'ITIGG, notamment à partir des travaux sur les Core Components ebXML et sur le Transport Business Model ;
- contribution aux travaux de l'ISO TC 154 sur la mise à jour de la norme UN/TDED sur les données du trade dans sa partie transport et collaboration avec l'ISO TC 204 pour harmoniser leurs propres travaux sur les données du transport ;
- participation aux prochains travaux à l'Onu sur la sécurité du fret, y compris RFID.
Au total, avec NormaFRET comme au TBG3 du Cefact-Onu, des normes qui se justifient puisqu'étant au service des utilisateurs.
 
Malgré l'accord Microsoft-Sun, notamment au sein du WS-I, pour la standardisation des Services Web (SW), ceux-ci restent encore parfois perçus comme un buzz word, ou hype intéressé des offreurs. La normalisation internationale : Cefact-Onu, ISO, Cen-ISSS, s'en tient ainsi à ebXML. Rémy Marchand, chairman de l'atelier e-procurement à l'ISSS, pense que, si les SW sont utiles, on n'a pas besoin d'eux pour "processer" un message envoyé par un trading partner. Pour John Ketchell, Directeur de l'ISSS, les SW ne sont qu'un rideau de fumée qui finira par se dissiper d'ici quelques années, quand l'e-business sera assez mûr pour être mis en oeuvre par les utilisateurs. Et c'est vrai que le marché des produits d'e-business est offreur !
Mais c'est aussi parce que la normalisation, foca-lisée sur ebXML, ne fait pas valoir les besoins rééls d'une demande de SW (seul l'ISO/IEC/JTC1 a créé un groupe pour les "étudier"). Et c'est peut-être là l'erreur : si l'hypothèse des SW finissant par dispa-raître n'est pas à exclure, leur généralisation, incluant ebXML comme une modalité, n'est pas à exclure non plus ! Et il est alors du devoir de la normalisation de s'en préoccuper. Par exemple, le Cen/ISSS pourrait ne pas se contenter de tester les produits ebXML, mais pourrait constituer un "pendant utilisateur" du WS-I pour tester l'interopé-rabilité de l'ensemble des standards et des produits SW, y compris ebXML (s'il ne fait pas double emploi). De même pour l'ISO TC 154. Serait ainsi évitée l'attitude du JTC1 ignorant XSD, le schéma XML officiel du W3C, pour ne considérer que RELAX NG (cf VendrEDI n°71). Le Cefact-Onu avait commencé à jouer un rôle de réconciliateur entre SW et ebXML, en particulier en parvenant à associer Microsoft. Ce sera plus diffi-cile avec les départs du Cefact-Onu, à la fois de Microsoft et des "dinosaures" Edifact, Kenji Itoh (succès Edifact et ebXML en Asie), Klaus Naujok (le Kaiser "méthodologue") et surtout Ray Walker (animateur d'origine de l'EDI et du Cefact-Onu).
Pourtant, tous les offreurs ne pouvant se tromper en même temps, le TGV des SW est probable, et les normalisateurs, pour aider les utilisa-teurs, ne doivent pas le snober comme ils ont loupé les trains Internet/Web/XML !
 
Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données   Petit Glossaire du B2Bfr

   De MIME à MTOM :
 
Darwin et données :  
   SOAP sans "attachments"
 
 DITA pour leur réutilisation
En e-business, il faut souvent pouvoir attacher un document en binaire (non décomposable en balises XML). C'était déjà le cas avec les messages EDI et, dès 1995, Mike Conroy et Claude Charmot (alors à Edifrance) avaient pour cela expérimenté le protocole MIME (Multipurpose Internet Mail Extensions) de l'IETF. En 2000, la note du W3C sur SOAP Messages with Attachments (SwA) a expliqué comment continuer à utiliser MIME pour des attachements référencés dans le header de SOAP. Ce qui permit au  messaging d'ebXML de se rallier à SOAP, ne permettant pas auparavant le transport des messages EDI ou cryptés.
Si MIME est toujours utilisable, d'autres protocoles ont vu le jour : d'abord, en 2002, Microsoft a mis au point et utilisé WS-Attachments avec son format DIME (Direct Internet Message Encapsulation). Mais, personne ne s'y étant rallié lorsqu'il a été proposé au W3C, Microsoft a proposé une amélioration de SwA puis a participé, avec IBM, BEA et Canon, à un nouveau protocole pour SOAP, le MTOM (Message Transmission Optimization Mechanism), qui reprend à son compte les avan-tages des spécifications précédentes, y compris celles de MIME, et a des chances de devenir, une fois mis au point d'ici un an, un standard de facto.
En effet, jusqu'à présent, pour les Services Web, il y avait deux solutions, selon Benoît Marchal : d'une part, pour de petits documents, les encoder en 64 bits ou hexadécimal à l'intérieur de SOAP, d'autre part, pour de gros fichiers, les placer en attachments référencés. Maintenant, MTOM se propose de toujours mettre les attachments à l'intérieur de SOAP, attachment disparaissant d'ailleurs du sigle MTOM au profit d'optimization. Le W3C vient de publier MTOM comme candidate recommandation en août 2004.
L'enjeu du succès de MTOM n'est pas négligeable pour le développement des Services Web. Certes, les utilisateurs peuvent ne pas attendre que les différents consortiums aient finalisé des standards efficaces et échanger avec des outils propriétaires sans SOAP. Mais des grands utilisateurs comme eBay ou Amazon,  qui peuvent générer des milliers de transactions à l'heure ou à la minute, avec le plus souvent des descriptions techniques ou des images JPEG, doivent offrir aux milliers de développeurs ayant affaire à leurs Services Web un outil parfaitement interopérable, alliant scalability et performance, par exemple, pas d'augmentation inutile du poids des documents transmis. D'où l'intérêt d'une finalisation de MTOM.
 
Après RosettaNet invoquant la pierre de Rosette pour montrer sa capacité à élucider les hiéroglyphes de l'e-business, c'est DITA (Darwin Information Typing Architecture) qui fait mention du spécialiste de l'évolution, Charles Darwin, pour affirmer sa ca-pacité à rendre compte de l'évolution des données conservant leurs spécificités "d'espèces", associant ainsi specialization et inheritance, comme dans l'orientation objet (OO). Ce qui, entre autres, facilite ainsi leur reusability.
DITA est une architecture ouverte permettant de décrire des topics (concepts, tâches, références) composés d'un titre, suivi d'une courte description, de textes complets (et d'images) pouvant être orga-nisés en sections. Un topic peut être autonome ou rattaché à un topic "parent" dont il peut "hériter" les propriétés et inaugurer une hiérarchie. De plus, DITA permet d'organiser des topics voisins en Information Type pour faciliter la recherche. A noter, de ce point de vue, la parenté de DITA avec le standard Topic Maps de l'ISO/IEC/JTC1, plus orienté sur les outils de navigation.
Initialisée par IBM, DITA est un TC d'Oasis  depuis quelques mois.   Intégrée dans des produits tels qu'Arbortext, DITA structure les données de grandes entreprises anglo-américaines.
DITA est donc un outil permettant de décrire et de partager une information  entre plusieurs sources d'entreprises : par exemple la "synchronisation" des données des catalogues électroniques de la grande distribution, ou la doc technique d'un grand projet. Mais pourquoi pas utiliser aussi DITA pour la description des métadonnées : avec RDDL pour relier le contenu sémantique des namespaces (cf VendrEDI n°80) ou pour la gestion des Core Components ebXML, ce qui permettrait, à la fois de ne pas se contenter de leur simple liste, et de ne pas être tributaire d'une gestion centralisée utopique.
Mais de même qu'une notice explicative est souhaitable pour savoir comment combiner les nombreux standards WS-* des Services Web, les spécialistes du KM et de la sémantique devraient fournir une road map montrant comment combiner des outils devant être complémentaires : à la base, RDF, puis OWL, au-dessus DITA (ou Topic Maps), puis RDDL ou WSDL (cf VendrEDI n°83), ebXML/CCTS et autres suivant les domaines.
Et la standardisation de la sémantique devrait se normaliser ! C'est sans doute dans ce but que le TC Oasis DITA a demandé au W3C de clarifier sa conception d'un compound document, qui est aussi utilisé par DITA.
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