Bonjour,
 
Ci-dessous VendrEDI n° 85.
 
Comme d'habitude, me signaler par retour de courrier des adresses de nouveaux lecteurs ou votre souhait de ne plus recevoir VendrEDI.
 
Cordialement
 
Claude Chiaramonti
 
Rectificatif :
 
Une erreur s'est glissée (mais je dois néanmoins admettre y être pour quelque chose ;-) dans l'article "de MIME à MTOM" du VendrEDI n° 84 : dans la citation de l'article de Benoît Marchal, il ne fallait pas lire "les encoder en 64 bits" mais bien "les encoder en base 64". Merci à Jean-Paul Boutet de l'avoir signalée.
 
 
 
 
   VendrEDI   lettre de Claude Chiaramonti
 sur les données de
l'échange électronique
           Numéro 85      29 octobre 2004
   Traçabilité en EDI
 
  Patchwork WS-* : 
    avec  les  outils d'Influe
WS se lit encore Wait and See !
La gamme de produits d'Influe (déjà évoquée dans le VendrEDI n° 57) lui permet notamment d'être en mesure de proposer aux industriels, transporteurs et distributeurs de se mettre en conformité avec le règlement européen sur la sécurité des produits alimentaires qui entre en vigueur le 1er janvier 2005. Ce règlement impose aux acteurs de la filière agro-alimentaire de pouvoir retracer le cheminement de leurs produits (production, transport, distribution) pour d'éventuels retraits précisément ciblés.
Ce qui impose d'identifier dès le départ les produits et leurs conditionnements et de reporter ces identi-fiants dans le flux d'informations accompagnant le flux des produits. Les outils d'Influe assurent cette traçabilité amont-aval et utilisent pour la filière industrie-commerce les différents standards du système international EAN-UCC : standards d'iden-tification des produits, des lieux et des objets gérés par la logistique, standards divers d'échanges d'in-formations inter-entreprises.
Pour les grands opérateurs, la plate-forme d'échan-ges inter-entreprises SynchroLink, qui peut être utilisée sous forme de progiciel ou en hébergement chez Influe, permet l'échange des informations conformément aux standards de traçabilité du système EAN-UCC : numéros uniques séquentiels de colis (SSCC), étiquettes logistiques EAN 128, message Edifact DESADV d'avis d'expédition. Le numéro SSCC est ainsi intégré au message DESADV et reporté sur l'étiquette EAN 128 ce qui assure l'interopérabilité entre flux d'informations et flux de produits.
Pour les flux moins importants, Influe propose aux entreprises sa solution Web EDI, E.D.I.One, qui répond aux prescriptions de Gencod EAN France et est implantée chez plus de 1000 fournisseurs. E.D.I.One reçoit les commandes des distributeurs et permet aux fournisseurs d'émettre sans ressaisie le message EDI DESADV. La génération automa-tique des numéros de SSCC, ainsi que l'impression des étiquettes de colisage, font partie des fonction-nalités standards de E.D.I.One.
Si Influe pratique XML et les Services Web, l'EDI classique en Edifact lui permet aussi de répondre aux besoins d'aujourd'hui. Et pour les utilisateurs, if it works, don't fix it...
 
La série quasi-innombrable des WS-*, standards relatifs aux Services Web (SW), ne se simplifie pas. Depuis la liste du VendrEDI n°77 sont ainsi apparus notamment WS-Enumeration, WS-Transfer et WS-management. L'utilité de tous ces standards n'est pas contestée : c'est leur mise en oeuvre combinée qui n'est pas évidente. De ce point de vue, par contre, des progrès : Sun a rejoint WS-Adressing et propose avec Microsoft une interopérabilité de leurs produits pour WS-Security.
Pédagogies utiles : voir une analyse de pas moins de 15 WS-* (ou produits) pour le BPM, Business Process Modelling, point de départ souhaitable de SW complexes. De même, CBDi analyse dans une roadmap la série des WS-* et Orchestra Networks publie une  synthèse des WS-* en français.
Quant à Microsoft, il s'efforce aussi de faire oeuvre pédagogique avec des exposés clairs (en anglais) qui, certes, mettent ses produits en avant, mais constituent aussi une référence pour dépasser le hype ambiant (je ne dis plus b. car un firewall pudibond a rejeté le n° de VendrEDI dans lequel j'avais osé employer ce mot). Après un article de juillet sur la SOA (cf VendrEDI n°82), la Library MSDN de Microsoft propose ainsi un article sur l'architecture des WS-* qui en décline le rôle.
Mais à côté de la pédagogie, la critique d'une "WS-Opposition" monte  aussi. Il reste des doubles emplois, par exemple IBM maintient son WS-Notification  malgré la reconnaissance de WS-Eventing, et le W3C publie une nouvelle version de WS-CDL alors que BPEL d'Oasis s'impose et pourrait peut-être suffire pour la choreography d'un Business Process.
De même que XML devait tout simplifier et a abouti à un schéma XSD très complexe, les SW aboutissent à un patchwork de standards WS-* rebutant. On ne peut que répéter que les SW ne se développeront que lorsque leurs standards seront accompagnés d'une notice claire, pour les monter en kit plus ou moins complexes suivant le profile dont on a besoin. Comme  Devices Profile de Microsoft pour des SW de base, ou les profiles proposés par tous les offreurs au sein du WS-I. En attendant, on en restera à  l'EDI : WS-* se lit encore Wait and See !
 
Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données   Petit Glossaire du B2Bfr

  Fédérer les identités
 
  Langages XML :  
     pour savoir qui peut faire quoi
 
les pionniers EDI en retard !
Quand on retire des billets à l'étranger dans un DAB, on met en oeuvre un système international de fédération des identités des cartes bancaires, où chaque banque accepte les identités délivrées par les autres. Avec la mondialisation de l'e-business et des Services Web, de telles "fédérations" deviennent indispensables si on veut mettre en oeuvre des systèmes ouverts, sans conventions face to face du type convention d'interchange EDI, mais avec le même degré de confiance "entre ordinateurs". Cela suppose, par définition, des standards solides et acceptés par tous. Ce qui devient aujourd'hui le cas. Si  SAML (Security Assertion Markup Language) d'Oasis, socle de départ, n'était pas contesté,  il a néanmoins fait l'objet de développements parallèles :
- d'une part ID-WSF (et ID-FF) de Liberty Alliance, consortium lancé par Sun et comprenant presque tout le gratin des TIC (sauf Microsoft ou BEA) et avec France Télécom, l'ADAE ou l'US DoD ;
- d'autre part  WS-Federation avec Microsoft et BEA plus Verisign, RSA Security et IBM (qui sont aussi à Liberty Alliance), qui semble plus centré sur les Services Web avec référence à WS-Security.
La "fédération" ne pouvant qu'être globale, Microsoft et Sun ont alors fini par faire de l'interopérabilité de leurs outils en la matière ("solve single sign-on" and facilitate interoperability between the LDAP model of the directory and identity management products in Sun's Java Enterprise System and Microsoft Active Directory") la première étape ( Phase One) de leur récent accord décennal de collaboration. De même, IBM vient de rejoindre Liberty Alliance pour son accord avec France Télécom Orange, qui, comme AOL et autres, a un impérieux besoin de global federation des identités pour ses abonnés.
On va donc vers une "confédération" qui devra garantir une confiance "automatisée" en ce qui concerne les législations (privacy etc.) et les droits de chaque intervenant (personne ou application) d'une même entreprise d'un pays à l'autre. 
Car confédérer les identités d'intervenant ne résout pas tout : encore faut-il bien savoir quels sont les pouvoirs de chacun. Si SAML résout ainsi les "simples" (oui ou non) authentication and authori-zation assertions,  c'est le rôle de XACML qui est,
à Oasis, un  prolongement de SAML, de préciser ces "assertions simples" et les règles qui sont  sous-jacentes. Rassemblées en une XACML policy, ces règles permettent de savoir qui (individu ou application) est autorisé à se connecter pour faire quoi. Première des sécurités !
 
Comme d'habitude, "les premiers seront les derniers" ! D'un côté, on a les Communautés bien établies de l'EDI, qui s'en tiennent à leurs échanges en Edifact, et ne sont pas persuadées de l'intérêt de migrer vers XML ; et rares sont les traductions en XML de messages Edifact, les partenaires occa-sionnels ou nouveaux étant plutôt associés par un Web EDI plus léger qu'Edifact ou XML.
D'un autre côté, on a des domaines nouveaux qui expriment d'emblée leurs langages métiers en XML pour leurs échanges électroniques.  En dehors de la supply chain et de la logistique, où l'EDI classique s'est surtout développé, on peut ainsi citer, dans un désordre très XML : MathML maths, AdsML pub, CAP alertes, PIDX pétrole, FpML, FIX, RIXML et IFX sur différents aspects de la finance, MatML matériels, XCBF biométrie, GML géo, OTA touris-me, Timed Text et SMIL multimedia, InkML manuscrits, XBRL entreprises, AgMES agriculture, SDMX stats, LegalXML, GJXDM et autres, justice, HR-XML, ressources humaines, GMSL génome, SportsML sports, Acord assurances, VoiceXML et SSML reconnaissance vocale, et bien d'autres en cours de mise au point, par exemple dans les nombreux comités d'Oasis. Il y a aussi des "sous-langages", comme mpXML, adaptant à la volaille les standards EAN-UCC. Les langages métiers sont XMLisés avec des statuts différents, de l'open standard au standard payant ou au "produit propriétaire" imposé par un grand donneur d'ordre (comme l'étaient souvent les "subsets propriétaires" des messages Edifact).
Certains de ces langages, purement US,  ne seront jamais implémentés que de manière très confiden-tielle, mais peuvent n'avoir jamais eu d'autre ambition ! Car la souplesse de XML permet de se mettre d'accord assez facilement, sans que cela soit une affaire d'Etat nécessitant l'accord de la terre entière comme dans Edifact, ou ebXML s'il est finalisé. Souplesse voulue par Tim Bray, un des in-venteurs du métalangage XML : "make it as easy as possible for people to come up with their special languages for their specific problems".
Ce qui n'interdira pas aux Communautés EDI de réutiliser un jour dans un "special language" leur subset Edifact, au besoin élargi. A cet effet, la réunion des Core Components ebXML peut être une aide de type documentaire. Mais sans aucune prétention inutile, ni universelle ni normalisatrice : pour des échanges d'un domaine à l'autre, les outils de traduction (mapping) sont maintenant d'un usage trivial, paraît-il !
Ce numéro 85 de VendrEDI a été adressé à 1354 abonnés      Pour écrire    
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