| VendrEDI | ![]() |
lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 87 17 décembre 2004 | ||||
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Forum Intégration
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La synchronisation
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XML et Services Web pour la
SOA
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des données de la distribution
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A noter d'abord que XML
n'était plus mentionné dans le titre de la
septième édition du Forum : comme pour l'ASCII ou
Unicode, cela va tellement de soi que cela ferait ringard que d'y
faire encore référence ! Cette année, le sous-titre
du Forum était "Urbanisation et Architecture des Systèmes
d'Infor-mation". Et, à part Sun, tous les grands offreurs
exposaient, mais eux seuls. Ce qui contrastait avec les
très nombreux petits exposants des deux Salons voisins au CNIT
à la même date, 24 et 25 novembre 2004 : la
"sécurité" ou la "gestion de la supply chain et
de la logistique". C'est qu'il ne s'agit pas tant de vendre un
produit applicatif, mais bien d'aider les entreprises à
atteindre un objectif stratégique : faire en sorte que
l'informatique soit "agile" pour mieux servir des métiers en
constante adaptation.
Pour Guy Fermon, fondateur des Forums
Intégration et toujours directeur, avec Yves Stern, du
pro-gramme des Conférences, il s'agissait de montrer
comment tirer parti des standards XML, des Services Web et de la
SOA (Services Oriented Ar-chitecture
cf VendrEDI n°75) pour l'urbanisation
des systèmes d'information.
Parmi les conférenciers, à noter la
présence de Jean Paoli, ancien normalisateur SGML, co-auteur
de XML, et depuis 1996, responsable de la stratégie XML
et de son intégration dans les produits de Microsoft. Pour
Jean Paoli, qu'il s'agisse de XML ou de ses dérivés comme
les Services Web, les standards existent et il faut maintenant
convaincre les directions qu'elles peuvent bâtir dessus.
Et les Tutoriels, comme
les Conférences ou les Etu-des de cas du Forum
Intégration ont en effet montré que la souplesse de la
SOA permet de rendre l'informatique plus réactive à la
nécessité pour les métiers de s'adapter en
permanence. Cela grâce aux standards, depuis ceux
relatifs à l'analyse des processus métiers (BPM)
jusqu'à ceux de leur exé-cution (BPEL) avec les
Services Web et l'ESB.
Ce à quoi on peut ajouter que cette
urbanisation efficace des systèmes d'information internes
pourra aisément s'appliquer à l'entreprise "étendue"
à ses partenaires : en effet, les Services Web testés en
interne peuvent être aussi l'outil des relations
exter-nes. Les Services Web pouvant ainsi assouplir et
ouvrir l'EDI externe comme l'EAI interne.
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Début 2005, le réseau mondial
EAN-UCC et ses 103 instances nationales doivent se rebaptiser
GS1 : donc "GS1 France" remplacera bien "Gencod EAN France".
GS s'épelant Global Standard ou Global
Solution avec 1 pour montrer l'unicité ou
l'universa-lité du standard. Et le fait est que la
distribution peut prétendre à la globalité,
cf VendrEDI n°75 !
Et le passage à la RFID/EPC,
reconnaissance des articles et de leurs conditionnements de
transport par radio-fréquence, pour compléter les
codes à barres, illustre la volonté de la
grande distribution d'utiliser dès que possible toutes les
technologies de transmission des données de la supply
chain amont et de la logistique associée. Mais rien ne
sert d'être performant dans la transmission des données
si l'on n'est pas sûr de parler de la même chose : c'est
le but de la global data synchronisation (GDS)
qui doit permettre de vérifier que clients et fournisseurs ont
bien les mêmes données de base sur les
produits (cf VendrEDI n°59) afin d'éviter
multiples erreurs, confusion, perte de temps et contentieux.
D'où le GS1 Global Registry, partant du réseau GDS
déjà en place, avec des standards pour les data
pools et leurs catalogues de produits. Ce qui aura aussi
des effets bénéfiques sur les inventaires, la lutte
contre les contrefaçons, les réappros et la
productivité d'ensemble. En commençant
par harmoniser autour des standards les
données internes à l'entreprise sur ses propres
produits. Et la synchronisation des données peut être
plus ou moins ambitieuse dans l'intégration, l'automatisation
et l'adaptation aux besoins des partners comme le
montre une étude de
Sterling Commerce.
En Europe des data pools conformes
aux standards du GS1 Global Registry et synchronisant les
data des catalogues de produits se mettent
en place selon deux méthodes. En Allemagne, par
exemple, avec un site privé unique. En France, au
contraire, Gencod EAN France, pardon GS1 France, a
préféré vérifier et certifier
l'interopérabilité entre plus d'une dizaine
de data pools privés.
L'important, étant d'aboutir à la
qualité des données avant de mettre en oeuvre
RFID, CPFR, EPR etc. Comme le rappe
lle la devise de VendrEDI,
juste ci-dessous : il faut être d'accord sur le
sens des données pour que "le message passe". |
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord
sur le sens des données Petit
Glossaire du B2Bfr
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Les schémas
XML :
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Ontologie des SW :
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"un" compliqué ou "n"
simples ?
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proposition OWL-S au W3C
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Après avoir transposé
en balises XML son langage métier, créé ses
namespaces, défini ses business process et
leurs flux d'informations, reste à définir ses messages
et le schéma XML qui permettra de vérifier qu'ils sont
valides. Mais quel type de sché-ma XML choisir ? Car,
même en admettant que les DTD sont dépassées, il y a
plusieurs types de schémas : ce serait trop simple, ou
trop réducteur et impérialiste, s'il n'y avait que
le WXS (W3C XML Schema Definition Language) du W3C
!
La dernière version du Primer de ce WXS du W3C
s'efforce à la simplicité avec, comme
illustration, un
exemple récurrent, tiré d'un
Purchase Order. Des
développeurs trouvent néanmoins
depuis longtemps le WXS trop ambitieux, donc trop
compliqué. L'ISO/IEC/JTC1 a essayé de prendre du
recul en définissant DSDL, Document Schema Definition
Language. Eric van der Vlist (XMLfr) a
participé à sa mise au point et en a présenté
à XML Europe 2004 une
overview très claire. DSDL
distingue les différents aspects de la fonction de
validation d'un document ou d'un message : structure, contenu,
intégrité ou règles de business. Cela
permet d'en déduire des types de schémas plus
simples et plus souples que le WXS, car spécialisés dans
l'un de ces aspects seulement. Avec un mécanisme permettant
d'avoir une validation complète à partir de
plusieurs de ces schémas
spécialisés. Voir la liste faisant l'historique de ces
différents types de schémas et de leurs diverses
fonctionnalités.
Sans oublier Examplotron d'Eric van der Vlist,
on peut surtout citer Relax NG (Grammar-based validation)
et Schematron (Business Rule based
validation) qui constituent en
fait respectivement les parties 2 et 3 de DSDL. Relax NG
provenant d'une proposition d'Oasis. Parmi les autres parties de
DSDL, on peut citer la partie 5 relative aux datatypes.
cette partie complète Relax NG pour fournir la même
possibilité que le WXS de créer ses
propres datatypes, mais sans avoir à se
bricoler un WXS. Au total, bien que technical
specification officielle de l'ISO (pas tout à fait une
norme) DSDL a un parfum du "libre" avec son côté
foisonnant et refus de l'alignement industriel.
Il reste que les grands offreurs, avec
Microsoft en tête, ont investi sur WXS, en le plaçant
même parfois au coeur de leurs outils. Alors, émulation
W3C-ISO (cf VendrEDI n°71), assez du même genre
que le "libre" contre Microsoft and c° pour
faciliter la vie des développeurs ? Mais avec le risque
d'inquiéter quelque peu les utilisateurs lambdas devant
cette pluralité de boîtes noires ?
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Avec un copyright de France
Télécom, du NIST (standardisation US) et de
plusieurs universités et offreurs, les spécifications
d'
OWL-S (Web Ontolo-gy Language for Services ou
Semantic Markup for Web Services) viennent d'être
soumises au W3C. OWL-S se présente comme un prolongement
d'OWL, prévu pour le Semantic Web, cher
au W3C, et qui est "intended to be used when the information
contained in documents needs to be processed by applications, as
opposed to situations where the content only needs to be presented
to humans".
Les Services Web (SW) étant
également "d'applica-tion à application" (comme
l'EDI), OWL-S est donc
un apport (cf VendrEDI n°83) au traitement
auto-matisé de leur sémantique. La liaison d'OWL-S
et de WSDL (Web Services Description Language) est
d'ailleurs explicitée, à la fois pour les données et
pour les processus des SW, des plus simples aux plus
composites pouvant couvrir tous les besoins de
l'e-business. De la simple référence aux
nomencla-tures de produits utilisées dans UDDI aux
scénarios de la supply chain. Et la soumission
d'OWL-S prend soin
de se situer par rapport aux autres standards, y compris
ebXML.
Ce qui est annoncé avec OWL-S, c'est la
fusion prochaine entre l'approche un peu théorique du
Semantic Web du W3C pour améliorer avec RDF et OWL la
recherche par mots-clés (qui ne tient pas compte des
différents sens d'un mot-clé) et le pragmatisme
"business" des SW d'Oasis avec Microsoft etc. Dans le
cadre de la semantic wave annoncée par Gartner pour
2005, le W3C prévoit d'organiser un atelier sur les
Semantic Web Services qui pourrait déboucher
sur un projet de framework ayant une souplesse
et une eXtensibilité bien supérieure au
framework d'ebXML : l'archi-tecture des liaisons
possibles entre les Core Com-ponents ebXML est
fixée par la
CCTS, alors qu'avec RDF, OWL-S
peut évoluer suivant les besoins des langages métiers et
l'adaptation rapide au
business. Cf VendrEDI n°71.
Et il faut admettre que si le trade a
été à l'Onu avec Edifact, le premier à
proposer un outil à vocation universelle pour l'échange
électronique de données automatisé, c'est
aujourd'hui les instances d'Internet et du Web qui sont en mesure
de proposer une approche universelle : s'il doit y avoir un U, ce
sera plutôt celui d'un réseau de
répertoires UD
DI que celui d'UBL ! Et les Communautés EDI, socle des
échanges B2B, n'ont pas intérêt à s'isoler du
mouvement des SW. |
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