| VendrEDI | ![]() |
lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 88 7 janvier 2005 | ||||
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L'intégration Illicom
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e-Achats publics :
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toujours en EAI, EDI et
Web EDI
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en France comme en Europe
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La société Illicom
s'en tient à ce qui lui réussit bien depuis 10 ans : les
outils d'intégration, tant en interne qu'en externe,
c'est à dire le B2B en EDI ou en Web EDI
et l'EAI, Enterprise Application Inte-gration. Sa
gamme d'outils (cf VendrEDI n°65) est bien implantée,
et parfois leader, dans de nom-breux secteurs depuis
l'industrie, la logistique et la
distribution jusqu'à l'hospitalier.
La gamme-phare d'Illicom reste TradeXpress
dont les capacités multifonctionnelles et
multiprotocoles
se déclinent, par exemple pour
l'intégration dans les hôpitaux des données
médicales, logistiques, administratives
et financières, ce qui en fait une plate-forme
"santé" ouverte et performante. Parmi les derniers
clients de TradeXpress, Toyota, la Fnac et France
Télécom pour ses services aux PME. Et pour le Web
EDI, Web CarXpress d'Illicom vient d'être homologué par
Galia pour l'automobile.
Ainsi leader sur le marché des serveurs
EDI ouverts à tous les RVA des Communautés EDI
existantes, Illicom n'en évolue pas moins. D'une part elle
a été la 1ère à être certifiée
pour les protocoles
EDIINT (EDI Internet Integration), en
particulier AS2 (HTTP). EDIINT permet d'associer la
sécurité du RVA et l'économie procurée par
Internet. Et Illicom est en tête pour sa mise en
oeuvre dans l'agro-alimentaire, "l'EDIpublicité" à
la télé ou la distribution avec la 50ième
installation en AS2.
D'autre part TradeXpress offre une ouverture
pour XML, le Business Process Management et les
Services Web. Sans trop se précipiter : Illicom colle au
marché où les échanges B2B des entreprises
européennes se font toujours en Edifact, comme ils se
font toujours en Ansi X12 aux USA. Au contraire des grands
offreurs, de Sun à Microsoft, IBM etc. qui misent dès
aujourd'hui à fond sur XML et les Services Web pour
l'intégration.
Mais il ne faut pas oublier qu'Illicom se
développe aussi sur l'intégration interne en installant
des plates-formes EAI, par exemple pour la Direction de la
Comptabilité publique, des cliniques privées ou des
entreprises de la distribution. Et cette compétence d'Illicom
sur l'intégration à la fois interne et externe,
devrait la conduire aux Services Web qui ont aussi cette
double vocation, interne et externe. Quand les utilisateurs le
souhaiteront.
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Depuis le 1er janvier 2005, une personne
publique en France (Etat, collectivité locale etc.) ne peut
plus refuser l'offre électronique d'une entreprise dans
le cadre d'une procédure d'appel d'offres. Ainsi la
dématérialisation de l'achat public
dépasse enfin le stade des expérimentations
volontaires, à la Défense ou à l'Equipement,
qui sont en place depuis des années. Pour
son portail officiel des Marchés
Pu-blics, l'Etat a choisi France Télécom, avec le
site achatpublic.com pour sa "Salle des
marchés" et Certinomis pour les certificats.
C'est une étape importante pour Bernard
Longhi
(
), président du groupe "construction" au Forum du
Cefact-Onu, où il anime un groupe intersectoriel de
standardisation pour l'e-tendering : moins de
papier pour les maîtres-d'ouvrage publics et moins de
déplacements pour les entreprises ! L'étape suivante doit
être celle de la normalisation : il faut que les
logiciels utilisés par les entreprises pour établir leurs
devis ne produisent plus seulement du PDF ou du Word, mais des
fichiers XML standardisés pouvant être "processés"
par le maître d'ouvrage, c'est à dire ouverts et
comparés quasi-automatiquement.
Cette standardisation est l'objet du programme
euro-péen IDA, élargi et rebaptisé début
2005 IDABC. L'initiative d'IDA pour normaliser des
schémas XML pour les achats publics comporte deux
projets e-tendering-awarding et e-ordering-invoicing. Pour la partie
sémantique de ces schémas, l'eBES du CEN a fait une
proposition, présentée à IDA par Bernard Longhi,
Oasis étant plus intéressée par le niveau
infrastructure (bien que la sémantique d'UBL d'Oasis, pourtant
incomplète, ait été choisie par le Danemark pour ses achats
publics).
La proposition d'
eBES est basée sur les
premiers Core Components ebXML, à enrichir des
données sur les prix etc. Bernard Longhi pense que la CWA
(accord prénormatif européen) de sémantique XML
standardisée à laquelle va aboutir l'eBES pour
les achats publics sera bien placée auprès d'IDA.
En France, le site de l'
ADAE affiche un "projet
cible" pour 2007, qui continue de s'inscrire dans le cadre
de la dernière Directive européenne
"Mar-chés Publics" d'avril 2004 prévoyant un
calendrier de "démat" à 100% pour l'achat public.
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord
sur le sens des données Petit
Glossaire du B2Bfr
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EDI interne en SOA
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Oasis cerne ebXML
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avec les Services Web
"agiles"
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référencé
comme les SW
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Les qualités des
SI urbanisés de demain doivent être
"l'agilité" et la grande réactivité aux
fréquents chan-gements du global business. Les
métiers n'ont plus à s'adapter à la
technologie mais l'inverse ! Pour cela, le hub and
spokes doit faire place à un réseau
décentralisé où l'on peut modifier une application
sans toucher aux autres. Puisque, autre agilité, les
applications doivent s'échanger des données, en
interne comme en externe, seules leurs interfaces
doivent être touchées pour réduire la charge
d'une modification. D'où l'intérêt de la SOA
(Services Oriented Architecture), dont les relations
entre applications sont des "services" véhiculés par les
messages des SW (Services Web). Si le "service" change,
seul le message est modifié, ce qui aboutit à
un EAI utilisant les SW en forme "d'EDI interne", avant
même leur utilisation prévue en B2B.
Cette concentration des modifications sur les
inter-faces était déjà permise, en interne, avec
CORBA par exemple, et en externe avec l'EDI en Edifact.
Mais l'intérêt des SW est d'offrir un seul support
pour toute interface, en interne comme en externe, ce qui ne manque
pas d'être mis en avant pour les nouveaux venus du B2B.
Avec des fonctionnalités qu'Edifact, conçu il y a 20 ans,
ne pouvait offrir.
Pour les entreprises déjà
"édifiées", la perspective serait d'éviter le
mapping spécial pour l'EDI en Edifact, qui est
nécessaire, sauf pour les très rares
entreprises comme Siemens, passées en Edifact interne. Mais ce
côté excentré d'Edifact par rapport au SI
interne ne l'empêche pas d'être toujours le format le
plus utilisé du B2B, comme Ansi X12 aux USA. Et avant
qu'Edifact céde la place pour qu'en externe l'EDI utilise
les messages des SW comme la SOA en interne, il faudra sans doute
que des conditions favorables soient réunies : par
exemple que les applications ayant un mapping en
Edifact en externe soient passées en interne, d'abord à
XML, puis aux SW avec la SOA.
Ce passage à la SOA, qui devrait
faciliter le recours à un EDI généralisé
en SW, est prévu par de nom-breux petits offreurs et la
plupart des majors comme Microsoft, Sun, IBM, BEA, webMethods
etc. Sans oublier Oracle annoncant qu'il
"injecte" la SOA dans ses produits. Par
contre, si SAP s'est ouvert aux SW externes, il
hésite sur le niveau de
raccord de ses ERP à la SOA. En tout cas, sans
hésiter, les Communautés EDI
auraient intérêt à contribuer à une
SOA où le c
ontenu
métier de leur Edifact serait repris, et
même amélioré, dans les messages des
SW. Pour un EDI à la fois interne et externe. |
Oasis vient de publier une nouvelle version de
son BTP (Business Transaction Protocol) qui
prétend, dans son fonctionnement avec SOAP et WSDL, à
plus de simplicité que son équivalent du
framework ebXML. A Oasis, déjà BPEL
était jugé plus simple que BPSS d'ebXML et UBL a
coiffé au poteau la sortie de la sémantique d'ebXML,
les Core Com-ponents, tout en respectant
leurs spécifications.
Ainsi "cerné", ebXML est néanmoins
encore préco-nisé par Oasis qui est une "auberge
espagnole" ne se forçant pas trop à la cohérence de
ses projets ! Lancé par Oasis et le Cefact-Onu en
1999, ebXML a vu ses "parents" divorcer à l'amiable, et
bien qu'ils l'aient fait "adopter" par l'ISO, ebXML n'est ainsi
plus tout à fait le "fils unique" d'Oasis.
De son côté, le Cefact-Onu
a courtisé Microsoft afin de réconcilier
ebXML et les Services Web (SW) grâce à un
framework des frameworks, le
BCF. Déjà au départ, quand Microsoft et ses
alliés avaient refusé de rejoindre ebXML puisqu'ils
préparaient les SW, ebXML s'était
aligné sur SOAP pour sa partie messaging qui
est, sans doute de ce fait, le niveau d'ebXML le plus
implémenté. Mais ayant désavoué son équipe
dirigeante pour une "mésalliance" avec Microsoft pourtant
très réaliste, le Cefact-Onu se retrouve un peu seul (Sun
ayant fait la paix avec Microsoft) pour promouvoir ebXML
comme son "fils unique" devant hériter de l'EDI
traditionnel en Edifact ou Ansi X12 !
D'une part l'estampille de l'ISO et du
CEN européen n'est pas synonyme de mise en oeuvre ;
d'autre part cet EDI traditionnel continue à être le
socle du B2B et ne passe donc pas la main à ebXML ; enfin
les SW sont au centre des produits annoncés par tous les
grands offreurs qui doivent savoir où est leur
intérêt. Ce qui n'empêche pas ebXML d'être
référencé auprès des
agences fédérales US
pour un recours homogène à XML. Mais au même titre
que les SW : car malgré son affichage hégémonique de
départ prétendant couvrir tout l'e-business, les
partisans d'ebXML en sont aujourd'hui réduits à
plaider sa
compatibilité avec la SOA et les
SW.
En tout cas, ebXML et/ou SW, ce qui
intéresse les utilisateurs finaux, c'est la
définition collective de leur contenu-métier
avec les
outils BRMS et des namespaces
partagés. Dans un endroit neutre, à l'abri du
hype des offreurs, que doit pouvoir continuer à
être le Forum du Cefact-Onu. C'est bien ce que
souhaiten
t les
animateurs du Forum, dont Jean-Luc Champion, qui
est justement Président du TBG, le groupe des utilisa-teurs et
des secteurs d'activité. |
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Ce numéro 88 de VendrEDI a
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