Bonjour,
 
Ci-dessous VendrEDI n° 89. Comme d'habitude, me signaler par retour de courrier des adresses de nouveaux lecteurs ou votre souhait de ne plus recevoir VendrEDI.
 
Communiqué :
ORESYS organise avec le ZIFA ( Zachman Institute for Framework Advancement : www.zifa.com ) un séminaire de formation à l'EA (Enterprise Architecture ) de 3 jours les 5, 6 et 7 avril 2005 à Paris. A cette occasion M. Zachman viendra à Paris : il  est l'inventeur du célèbre framework, très connu dans les milieux anglo-américains. Zachman a, en particulier, conseillé les administrations américaines pour leur architecture d'entreprise. ORESYS assure la "logistique" du club des urbanistes et architectes des systèmes d'information, le club Urba-SI ( www.urba-si.asso.fr ). Le 12 octobre 2004, le club avait organisé, avec le CIGREF, une journée sur l'Enterprise Architecture et le BPM.
Pour s'inscrire au séminaire :
 
Cordialement
 
Claude Chiaramonti
 
PS : le "Petit Glossaire du B2Bfr" a été mis à jour et sa version 6.1 peut être  téléchargée zippée  sur le site Actimum d'Alain Chapdaniel.
 
On peut aussi simplement consulter en ligne le "Petit Glossaire du B2Bfr" à http://www.actimum.com/acvendrediGlossB2Bfr.htm 
ou sur son site (à  http://vendr-edi.net/glossaire.xhtml) géré aimablement par Eric van der Vlist (XMLfr) en cliquant en bas à droite des pages 1 des numéros de VendrEDI.

 
 
 
 
   VendrEDI   lettre de Claude Chiaramonti
 sur les données de
l'échange électronique
           Numéro 89      28 janvier 2005
   BEA et webMethods
Du signe au signifié : 
   leaders parmi les offreurs SOA
  la machine relaie l'homme
Sans parler des plates-formes de Microsoft, IBM ou Sun, de nombreux offreurs proposent maintenant l'approche SOA (Services Oriented Architecture) à des utilisateurs dont la demande est prévue par Gartner comme devant être très forte en 2005. Sont mentionnés aujourd'hui deux des leaders de cette offre SOA, BEA et webMethods :
 - BEA s'est associé depuis le départ à la maturation des Services Web (SW) qui sont au cœur de la SOA. Et c'est avec des SW que BEA améliore son produit d'intégration,  WebLogic. BEA offre aussi son  Tuxedo, qui est un produit dont les connecteurs permettent de développer une plate-forme globale à partir du mainframe existant, donc sans Big Bang ni nouvelles interfaces applicatives.  La vision de BEA pour la SOA est maintenant basée sur  Liquid Com-puting visant à fluidifier les rapports IT-business pour une adaptation plus rapide aux changements.
S'étant associé avec la société BMC, leader des solutions d'administration, BEA Systems, leader des logiciels d'infrastructures, peut ainsi intégrer BPM (process) et BSM (services) dans une solution globale d'administration  des  processus  métier qui intègre une stratégie  de  gestion  commune, à la fois des infrastructures, des applications, des événe-ments et des impacts sur les services.
 -  webMethods a comme "maître-mot" Faster, et sa suite logicielle  Fabric reste son  produit de base avec des outils très "Smart". Initiateur de WSDL, outil descriptif des SW, webMethods est un pure player (n'offrant que des logiciels d'intégration) et siège à ce titre au WS-I pour l'interopérabilité des SW. Selon Régis Mauger, directeur technique pour l'Europe du Sud, l'intégration métier de webMethods assure l'assemblage rapide, sous forme de SW inscrits dans un répertoire UDDI, de nouveaux processus à partir de composants métiers existants.  Mais le préalable est que les gens des "métiers" définissent d'abord les services qu'ils souhaitent offrir ou "invoquer". Alors, il est possible d'éviter tout Big Bang, ou tout nouvel EAI "propriétaire", et cela autorise la reprise de ce qui marche dans l'entreprise. Y compris l'EDI pour lequel le même service que le RVA peut être fourni en SW. Parmi les derniers clients de webMethods, le CNRS et Fujifilm France ( ).
 
Pour ne pas être submergé par la Semantic Wave annoncée par le W3C et Gartner, il faut maîtriser le vocabulaire ésotérique de la sémantique. Abordées dans VendrEDI n°73, des notions sont à préciser.
Au départ, dès le règne animal, il y a eu signe puis langage. Puis l'homme s'est distingué en établissant une liste consultable des signes signifiant quelque chose de convenu. Puis il y eu classement et même nomenclature portant sur des "objets" comparables. Ensuite il faut préciser ! Ce qu'essaie de faire un blog québécois. D'abord il faut être sûr de parler de la même chose, ce que permet un vocabulaire con-trôlé ( Controlled Vocabulary), lexique officiel spé-cialisé, qui est un préalable à la normalisation.
On passe ensuite à un vocabulaire, non seulement contrôlé, mais organisé de manière hiérarchique simple avec la taxinomie (ou taxonomy en anglais) qui a d'abord été utilisée pour la classification des espèces animales. En plus de cette hiérarchie, le thésaurus comprend des informations sur les sujets connexes  : d'une taxinomie des vaches, on passe aux fromages qu'elles produisent. On arrive enfin à l'ontologie (terme philosophique de la métaphysique qui a été emprunté par l'informatique) qui  formalise explicitement les relations entre les termes du vocabulaire (ces relations restant implicites et donc dépendantes de la culture des utilisateurs dans les taxinomies et thésaurus). Cette formalisation peut être réalisée par un langage, le RDF (Resource Description Framework)  et ses triplets qui, réunis en graphes, peuvent reconstituer un vocabulaire (cf.
VendrEDI n°72) pour le Semantic Web et, pourquoi pas, les Services Web et l'e-business. RDF peut être complété par OWL pour les relations, non seulement entre termes, mais entre des domaines entiers. Avec OWL-S pour les Services Web.
Ce qui est remarquable, c'est qu'avec RDF et OWL
l'homme dispose d'outils qui lui permettent, pour la 1ère fois, et pour tous, de se faire relayer par la machine dans ce qui était le domaine propre de l'humain, savoir ce qu'il y a derrière les signes.  Ce relais permet à la machine de ne pas se contenter, pour des recherches, de mots-clés (qui ne sont que des signes), mais de pouvoir "processer" le signifié qui est derrière. Et distinguer l'empereur César du manchot-empereur.
 
Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données   Petit Glossaire du B2Bfr

  Démarrer un SW :
 
  Sun et Microsoft : 
  la base de standards est stable
 
pour un seul carnet d'adresses
Pour un service simple,  REST suffit, par exemple pour consulter automatiquement tous les matins les catalogues de ses fournisseurs. D'ailleurs 80% des utilisateurs des Services Web (SW) d'Amazon le préfèrent à SOAP, qu'Amazon offre aussi. Mais pour offrir ou rechercher plusieurs services pouvant devenir des business process complexes, en interne comme en externe, REST ne semble pas être une alternative sérieuse aux SW.
Sans s'embarquer d'emblée dans la table des standards WS-* (cf VendrEDI n°85), il vaut mieux démarrer en SW par leur socle : ainsi, un article d'une revue fédérale US s'en tient à la recomman-dation des seuls " 5 Web Services that matter" :
1/ WSDL décrit en XML le service et précise les données de mise en oeuvre du SW, comme un contrat entre un service et un client. La version WSDL 2.0 (cf. le Primer) devrait être assez stable puisque comportant les améliorations attendues.
2/ SOAP proposé par Microsoft et à la base de .Net comporte une version SOAP 1.2, stable depuis deux ans ou presque, avec l'ajout de MTOM pour les attachements (cf. VendrEDI n°84).
3/ WS-Security, première étape importante vers la sécurité des SW externes, mais pas complète.
4/ UDDI, répertoire des SW, pas vraiment Univer-sal, est surtout testé à titre interne. Mais son format est stable et utilisé pour tous les répertoires des offreurs d'outils proposés pour bâtir des SW.
5/ WS-Interoperability, qui n'est pas un standard, mais un consortium qui réunit tous les offreurs pour vérifier que leurs produits SW seront bien interopérables, grâce à WS-I Basic Profile ou bien WS-I Security profile.  
Enfin le Federal Computer News mentionne BPEL
comme prometteur  pour standardiser l'automatisa-tion du traitement des business process en SW. Mais sans attendre BPEL, si les 5 standards de base sont utilisables pour démarrer en SW, les utilisateurs souhaitent que leur stabilité, et donc leur interopérabilité, soient maintenues : en assurant, par exemple, que SOAP 1.2 relié à XML 1.0 sera bien compatible avec le nouveau XML 1.1 ! Cette stabi-lité est d'autant plus importante que l'on dispose avec XML, WSDL, SOAP et WS-Security d'un core opérationnel pour les SW. Et il a été conclu à la Conférence XML 2004 qu'il valait mieux  limiter le recours aux standards des SW en fonction des besoins réels, notamment pour démarrer, quitte à faire appel ensuite à tout le WS-*, mais progressivement.
 
Un premier rapport conjoint sur leur collaboration  a montré que le souci de Sun et Microsoft d'améliorer l'interopérabilité de leurs produits existants portait ses fruits. De même, pour l'avenir, dans le domaine des Services Web (SW) où Sun et Microsoft ont participé ensemble à la mise au point de plusieurs  standards : WS-Eventing, WS-MetadataExchange et WS-Management notamment, pour que leurs produits respectifs de gestion des SW puissent bien partager automatiquement leurs informations.
Pour l'interopérabilité des produits SW de Sun et Microsoft, une mention spéciale pour WS-Adressing qui avait été lancé par Microsoft, BEA, et IBM. Sun et SAP les ont rejoints pour présenter ce projet de standard au W3C où il devrait se relier au projet déjà déposé par Sun, WS-MessageDelivery.
WS-Adressing est un maillon important des SW (d'où le choix du W3C plutôt qu'Oasis) puisqu'il fournit à SOAP et WSDL les briques permettant un transport des messages dans un environnement "multi-points" pouvant utiliser des plates-formes et des technologies différentes. Il s'agit d'identifier les endpoints où les messages devront être adressés et délivrés en sécurisant une communication "point à point" dont la vocation est d'être automatisée. Un endpoint pouvant être le point d'entrée d'une appli-cation quelconque ou d'un matériel.
En complément, Sun et Microsoft admettent que la demande n°1 de leurs clients est qu'ils travaillent ensemble dans le domaine des identités. Le soutien à WS-Federation comme à Passport semblant s'affaiblir (eBay, par exemple, l'a abandonné), cela pourrait bien amener Microsoft à se rapprocher du système  d'identification promu par  Liberty Alliance fondé par Sun. Pour que tous leurs clients, qu'ils utilisent .Net et Windows ou Solaris et Java, puissent savoir qui peut faire quoi grâce à une réelle fédération des identités. D'où la recherche d'un seul sign-on ( SSO) pour le Microsoft's Active Directo-ry et le Java Enterprise LDAP Directory de Sun.
Si on se "pacse" pour 10 ans, une des premières choses est bien de pouvoir se faire confiance dans l'utilisation de ses carnets d'adresses ! Microsoft et Sun pourront alors travailler ensemble à l'utilisation de BPEL pour la mise en oeuvre de SW comp-lexes, type enchaînement de messages EDI.
Microsoft comme Sun disent vouloir que cet accord de 10 ans aille au-delà des standards. Mais ils préfè-rent être quasi-sûrs du succès d'une collaboration avant de l'annoncer pour ne pas donner d'impression négative sur leur "couple".
Ce numéro 89 de VendrEDI a été adressé à 1354 abonnés      Pour écrire    
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