Bonjour,
 
Ci-dessous VendrEDI n° 90. Comme d'habitude, me signaler par retour de courrier des adresses de nouveaux lecteurs ou votre souhait de ne plus recevoir VendrEDI.
 
Communiqué :
Influe (cf. VendrEDI n°85), leader européen de l'EDI, absorbe Illicom (cf.  VendrEDI n°88), son principal concurrent, et rentre aux côtés de Galileo dans le capital de Deskom, leader européen de facturation électronique.
 
Cordialement
 
Claude Chiaramonti
 
 
 
 
   VendrEDI   lettre de Claude Chiaramonti
 sur les données de
l'échange électronique
           Numéro 90      18 février 2005
  Sterling Commerce :
  L'e-Santé efficace : 
  offre EDI+EAI > BPM+SOA+SW
  un réseau unique pour tous !
Ayant offert depuis des années des solutions EDI, puis EAI,  Sterling Commerce a pu mettre sur le marché en 2001 la plate-forme Sterling Integrator qui est un pont appréciable entre les deux domaines. Parmi les derniers clients annoncés : Géodis BM et iTrame. Géodis BM l'utilise pour intégrer EAI et B2B avec une approche "Gestion des Processus métiers" (BPM) permettant de s'adapter à la variété des clients de la logistique : échanges normalisés de l'automobile, systèmes propriétaires, ERP etc. Et de ne pas inquiéter les utilisateurs fidèles à AS400 que Sterling Integrator accepte. Pour sa plate-forme de gestion et dématérialisation des factures, iTrame utilise Sterling Integrator afin d'intégrer tous types de flux externes, du traditionnel EDI aux standards XML émergeants en passant par les fichiers à plat, et en utilisant Internet, RVA etc.
Plus loin dans l'intégration vers une "Collaboration Trans-Entreprises", Sterling Commerce propose la MESA, Multi-Enterprise Services Architecture, une plate-forme basée sur la gestion des processus qu'ils soient internes ou externes, explique Olivier Ferhat. Sont ainsi proposés à la "communauté" entourant une entreprise, sous-traitants, logisticiens, distributeurs, des outils offrant à tous la même visibi-lité en tout point de la supply chain : suivi des commandes, des stocks et des paiements. D'où une réactivité en temps réel, avantage concurrentiel.
MESA est ainsi présentée comme étant la seule plate-forme technologique partagée par plusieurs entreprises : il s'agit donc de réelle intégration de l'entreprise étendue, avec SOA et Services Web internes et externes (cf. VendrEDI n°88).
En plus de ses fonctionnalités horizontales, MESA sera déclinée par grands secteurs, en particulier là où Sterling Commerce est déjà très présent. Pour la supply chain de la distribution, Sterling Commerce explique dans un Livre Blanc que la synchronisation des données entre les entreprises est un préalable aux initiatives EPC et RFID. Par exemple, Cadbury Schweppes utilise MESA pour l'intégration de son ERP avec un data pool synchronisé, sa  supply chain et la sécurisation (à la demande de Wal-Mart etc.) de ses échanges Internet EDI avec AS2. Voir aussi la base de connaissances de Sterling Com-merce sur la synchronisation.
 
Les TIC doivent contribuer à éviter l'accroissement des dépenses de Santé tout en améliorant la circula-tion des données entre tous les professionnels et les patients.  Partout, la plupart des professionnels sont convaincus que l'on peut en attendre des économies substantielles, la suppression des erreurs et même l'amélioration des soins. Mais encore faudrait-il éviter des réseaux propriétaires parallèles en se calant sur les standards !
Aux USA, l'administration Bush, qui souhaite une large adoption dans les 10 ans d'interoperable Electronic Health Records a reçu à la mi-janvier un rapport sur la road map qui manquait pour aider docteurs, hopitaux et assureurs à se diriger vers un Digital System of Health Records. Sans base de données centrale, ni même de carte santé de malade contenant ses données, mais un seul réseau pour que, progressivement,  les données détenues par un cabinet sur un patient puissent, avec son accord, être envoyées par Internet à un hôpital, un assureur ou un chercheur. En respectant les standards, comme s'y sont engagés huit majors dont Microsoft.
Au Canada, le système ESI Canada en est à un réseau unique pour les acteurs de la Santé,  y compris tous les assureurs, traitant demandes, prestations et remboursements, pour tous les types de soins, spécialistes, comptes de gestion-santé etc. Avec des remboursements rapides et des statis-tiques exhaustives en temps réel.
En Europe, avec participation turque mais pas fran-çaise, prolongeant le projet GEHR, le projet Artemis basé sur les Services Web, a aussi cet objectif de réseau unique, en partant de la sémantique, non seulement médicale, mais aussi remboursement et assurance.
Pour Michel d'Araujo, fondateur de DARVA, la France devrait aller vers un tel réseau unique au lieu de s'en tenir au système actuel où vont devoir coexister plusieurs réseaux. Si le réseau Sesam-Vitale a, certes, représenté un grand progrès pour la dématérialisation (longtemps attendu !) il doit être complété, d'une part de réseaux des assureurs, Santéclair ou Harmonie Mutualité,  par exemple pour les devis, d'autre part d'un réseau pour l'archivage des dossiers médicaux les statistiques etc.
 
Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données   Petit Glossaire du B2Bfr

    De la SOA à l'EDI : 
 
Normes de contenu :
   best practices externalisables
 
liste fixe ou namespace à jour ?
Si l'on en croit Gartner, la SOA devrait s'implanter largement en 2005, au moins aux USA. Plusieurs conditions sont à remplir pour passer le SI en SOA, avec d'abord un répertoire des services qui peuvent être accessibles, donc réutilisables. L'adoption de UDDI V3 en tant que standard par Oasis est un net progrès quant à la description des services offerts (cf. VendrEDI n°80).  Mais pour remonter plus en amont des best practices souhaitables, cette des-cription elle-même doit être standardisée. Pour faciliter la réutilisation interne des services d'abord, et leur externalisation ensuite, à destination des partenaires habituels ou d'inconnus "découvrant" ces services. La description standardisée de tels SW (Services Web) pouvant alors être processée par une application "découvreuse" et l'appel à ce SW renouvellé en tant que de besoin, comme en EDI traditionnel, mais sans qu'il y ait vraiment besoin de l'accord d'interchange EDI, UDDI V3 pouvant être enrichi de données de sécurité.
La description des services d'une entreprise doit naturellement se référer au langage  de l'entreprise, s'il existe, et sinon contribuer à le créer : schémas XML, namespace et outils de transformation. En préparant l'avenir, c'est à dire en ajustant données internes avec le langage XML du secteur ou, à défaut, les Core Components ebXML. Il faut aussi une naming convention désignant les services, leurs composants et leurs fonctionnalités pour pouvoir les aligner avec les business process. Et une intégration préalable des différents modèles sous-jacents qui permet d'être le plus loosely coupled possible, donc de changer facilement un composant comme de réutiliser un service. Pour aider à cet alignement IT-business, IBM vient de publier une méthodologie Services Oriented Modeling and Architecture ( SOMA) qui s'inscrit dans sa stratégie de services "on-demand".
Ensuite, notamment pour passer de services internes à des SW externes, il faut une policy de sécurité et une gestion des identités, savoir qui peut avoir accès à quoi, non seulement les applications internes et le personnel, mais aussi les fournisseurs et les clients habituels de l'entreprise, et même les SW de clients potentiels cherchant à "découvrir" les différents services offerts par  l'entreprise.
L'EDI en Edifact serait alors remplaçable, d'abord par des SW simples avec seulement SOAP-WSDL-UDDI, puis complexes avec BPEL et de la choreo-graphy.  Et le B2B se transformerait en SOA inté-grant les partenaires de l'entreprise étendue.
 
La communication peut se faire par traduction entre langages différents ou alignement sur un langage commun. Faute d'outils suffisamment performants pour le passage d'un langage à l'autre, la simplifi-cation a longtemps été recherchée par l'unification des concepts : par exemple la DAS (Déclaration Annuelle des Salaires) en France a unifié sur un seul document papier les différentes données demandées aux entreprises par les administrations et organismes concernés. Ce qui n'empêche pas, maintenant, près d'une trentaine de mentions différentes du "chiffre d'affaires" de coexister dans autant de réglementations, sans d'ailleurs être accompagnées de définitions précises !
Faut-il, alors, continuer à essayer de rapprocher les réglementations et leurs définitions du CA pour simplifier la vie des entreprises ? En fait, selon Michel Lesourd, ce que souhaitent les entreprises, c'est d'abord des définitions claires, et que les  réglementations et leurs données ne soient pas modifiées au dernier moment de l'exercice en cours pour déclaration immédiate ! Sinon, leur multiplicité n'est pas un problème et ne représente que quelques secondes de traitement et d'envoi.
Simplification ne rime donc plus forcément avec alignement : une norme de contenu, définissant le champ d'une donnée, n'a plus à être "normative" mais simplement "indicative", à la condition d'être précise : et on pourra alors utiliser un autre champ si l'on indique, avec les outils sémantiques de XML, comment le raccorder à la "norme".
Dès lors, cela a-t-il encore un sens de mettre à jour des listes de définitions de données comme une "norme" pure et dure ? C'est ce que vient de faire pourtant l'ISO TC 154 (cf. VendrEDI n°61) avec la 3ème version du UNTDED (Trade Data Elements Directory) pour le niveau "données", à la fois des documents papier du trade et des messages Edifact. La version précédente datant de 1993, on se doute que l'e-business a dû prendre des libertés avec cette "norme" ! A la rigueur, aurait pu être "normalisé" le UNTDID (Trade Data Interchange Directory) qui sous-tend tous les niveaux d'Edifact, (encore la grande majorité du B2B) car le TDID est mis à jour deux fois par an par le Forum du Cefact-Onu. En tout cas, quel intérêt de faire figurer un nouveau code dans une liste estampillée par l'ONU puis l'ISO ? Il suffit de prévenir en ajoutant dans son namespace  la liaison sémantique de ce nouveau code aux anciens. Namespace à jour plutôt que liste statique pour 10 ans !
Ce numéro 90 de VendrEDI a été adressé à 1350 abonnés      Pour écrire    
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