Bonjour,
 
Ci-dessous VendrEDI n° 91. Comme d'habitude, me signaler par retour de courrier des adresses de nouveaux lecteurs ou votre souhait de ne plus recevoir VendrEDI.
 
1/ A lire, deux Livres blancs et une présentation, tous récents, sur la SOA (Service Oriented Architecture) : 
 
    - un Livre blanc en français, intitulé "SOA et urbanisme : le rôle des Architectures Orientées Services dans l'alignement métier des Systèmes d'Information".
A télécharger dans la rubrique Actualités du site d' Unilog 
 
    - l'autre en anglais, intitulé simplement "SOA", d'Adobe
 
    - une présentation avec commentaires intitulée "SOA: First Principles" de Sonic Software
 
2/ Toujours sur la SOA, pour les parisiens, nouvelle manifestation conviviale du sparklingPoint de Michel Duperrier et Sylvie Le Bars, le jeudi 24 mars de 18h45 à 20h45, au centre de Paris :
 
François Rivard de Unilog Management interviendra sur le thème : "Gouvernance IT et Service-Oriented Architecture" (SOA).

Des précisions complémentaires sont apportées par François Rivard sur la page Wiki ouverte à cet effet :
http://sparklingpoint.xwiki.com/xwiki/bin/view/Main/ProchainRendezVous
 
Inscription dès que possible par retour d'e-mail en indiquant {prénom, nom, société, email} à cette adresse :  
http://sparklingPoint.com/ qui communiquera le lieu exact du rendez-vous.
 
Cordialement
 
Claude Chiaramonti
 
 
 
   VendrEDI   lettre de Claude Chiaramonti
 sur les données de
l'échange électronique
           Numéro 91      11 mars 2005
   UDDI et Systinet :
  L'interopérabilité 
    registre de gestion de la SOA
de Bill Gates à la sémantique
La V3 d'UDDI vient d'être adoptée par Oasis comme étant un standard. Avec un U qui ne signifie plus  Universal et la prétention à UN seul Registry, mais plutôt simplement le Uniform recherché par un standard. Cela suffit, d'une part aux entreprises pour se bâtir leur propre registry standardisé, ce qui n'est pas rien pour assurer le succès d'une SOA (Service Oriented Architecture) et d'autre part pour faciliter en même temps le développement de SW ouverts, en fédérant des répertoires internes homogènes. UDDI peut aussi être le  registry prévu par ebXML,
le VP Systinet du groupe UDDI étant co-éditeur de la note pour ce mapping. Mais il ne faut pas pour autant surcharger UDDI en y "adressant" tout le SI, des business processes aux databases, quand c'est d'abord pour les Services Web qu'est fait UDDI. De même, si la version UDDI V3 peut contenir des informations contractuelles ou de sécu-rité, elle est toujours faite d'abord pour "pointer" simplement sur des informations, et n'est pas censée résoudre tout le management des services.
Au total, pour D. Butler, VP Marketing de Systinet : "A registry without UDDI is not going to work in an SOA. But where it lacks is the ability to map the business into the overall SOA model". Et un client de Systinet se félicite de pouvoir maîtriser, grâce à la fonction de base d'UDDI, le dévelop-pement impétueux de ses Services Web : "We feel the Systinet Registry is the cornerstone of our SOA infrastructure, and all else should follow".
Offreur spécialisé, Systinet a été le premier à utiliser UDDI V3  pour la SOA avec  des fonctionnalités complémentaires. Systinet Registry 5.5 inclut ainsi, pour tous les services de l'entreprise (Web ou non), federation, security, data validation, life-cycle services and quality of service management. Des implémentations sont en cours pour partager les informations sur les services en interne et en externe, de la SOA à l'EDI. C'est pour, selon Thomas Erickson, President & CEO de Systinet, passer de la simple application integration aux services that provide business interoperability. Et, prévoyant le développement en Europe des SW et de la SOA pour une architecture that allows for an agile on demand business, Systinet vient, fin 2004, d'ouvrir un bureau à Paris et à Amsterdam.
 
L'interopérabilité doit être complète et se décliner suivant les sept couches du modèle OSI, depuis la connectique des tuyaux jusqu'à la sémantique, c'est à dire le sens des données transmises. Au niveau des réseaux, pas de problème, on peut téléphoner en Chine. Reste les couches supérieures. Pour tous les utilisateurs, la couche la plus importante, puisque dépendant d'eux seuls, est la plus élevée, la séman-tique, couvrant, pour chaque métier, vocabulaire et business process. En dessous, les utilisateurs pré-fèrent que l'interopérabilité reste une boîte noire assurée par les fournisseurs de logiciels : c'est, sans doute, là surtout que Microsoft a bâti son succès, en garantissant l'articulation entre ses différents outils. Plutôt qu'une hypothétique baisse des prix gràce à la concurrence, 95% des utilisateurs préfèrent avoir la garantie d'interopéralité de la gamme d'outils de Microsoft. Mais on peut comprendre que des déve-loppeurs soient choqués par une telle attitude !
En tout cas, Bill Gates vient d'enfoncer le clou dans un article sur ce thème : "building software that is interoperable by design", pour mettre en garde contre l'Open source qui, selon lui, ne peut offrir la même garantie. D'autres, comme Oracle, ont un argumentaire voisin. Un des points sur lequel insiste Bill Gates est que Microsoft se préoccupe tout autant de l'interopérabilité avec ses concurrents, IBM, Sun, BEA et autres, en promouvant XML et les standards de l'architecture des Services Web.
Dans une lettre ouverte à Bill Gates le CBDi Forum lui en donne acte, mais estime que les standards du WS-* ne concernent que la partie émergée de l'iceberg. Effectivement, le loosely coupled des logiciels, grâce à leur componentization, et "l'orien-tation services" (SOA) pour les SI ne peuvent que faciliter l'interopérabilité. Mais à plus ou moins long terme. Dans l'immédiat, la face cachée de l'iceberg, c'est la rigidité et la complexité des applications existantes qui fait hésiter les entreprises à restructurer leur SI. Et, avec l'interoperability by design pour demain, la lettre ouverte suggère à Microsoft de contribuer aussi à simplifier la legacy.
Mais sans oublier, à cette occasion, que la séman-tique de l'entreprise n'est pas une cerise sur le gâteau mais, au contraire, la première étape (cf. VendrEDI n°90).
 
Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données   Petit Glossaire du B2Bfr

    Les e-Catalogues : 
 
  2005 : SOA et SW ! 
   1 seul langage avec n langues ?
 
Mais fin de la route pour l'ESB ?
La normalisation européenne doit concilier le multi-linguisme européen avec la nécessité d'avoir un seul langage pour l'interopérabilité sémantique. Mieux vendre les produits mondiaux en les présentant dans la langue du consommateur (cf. VendrEDI n°86). Mais avec d'abord, si possible, une sémantique com-mune, terminologie, classification et modèles, pour la présentation de ces produits mondiaux, ce qui ne pourra que faciliter en amont la "synchronisation" des données entre fournisseurs et clients.
C'est le double objectif de l'atelier ouvert  CEN/ISSS WS/eCAT sur le Multilingual eCataloguing and eClassification in eBusiness. Sont déjà en cours d'adoption définitive deux CWA (CEN Workshop Agreement) qui portent sur l'harmonisation de la terminologie et des modèles du e-Cataloguing. A côté de spécialistes du multilinguisme ou des données industrielles, des organisations sectorielles, pétrole US  PIDX, ou grande distribution GS1,  ont participé à ces recommandations. Le but est, en principe, d'éviter duplications and inefficiencies in business processes. Bien que l'on ne voit pas bien l'intérêt d'avoir un modèle commun aux attributs chimiques d'un produit pétrolier, aux tailles de chaussures ou aux dates de fraîcheur de produits alimentaires, dont les business processes ne se croiseront sans doute jamais !
La prochaine étape sera  pourtant une  Gen-ePDC, Generic Product Description and Classification, outil horizontal pour aller, autant que possible, vers une harmonisation de la terminologie et des schémas de classification verticaux ou locaux en vigueur. Pour aboutir à proposer une norme à l'ISO, complé-tant la norme 13584 PLIB sur les données relatives aux composants des produits industriels.
Avec le même souci, le CEN/ISSS lance une workshop ADNOM pour un réseau de nomencla-tures administratives pouvant aboutir à proposer des harmonisations des terminologies parmi les pays et les langues en Europe. Là, on peut comprendre que la construction européenne impose cette approche unificatrice puisqu'il y aura des réglementations qui se baseront sur ces nomenclatures ! Mais là aussi, il faudra bien concilier "n langues et 1 langage" de classification ! Mais alors, pourquoi ne pas accorder autant de respect aux particularismes des "n langa-ges métiers" ? Le métalangage XML, eXtensible, a justement le double intérêt d'être déclinable en lan-gages parallèles tout en ayant tous les outils nécessaires, XSLT, RDF et OWL pour bâtir l'harmonisation sémantique.
 
En plus de XML, puis des Services Web (SW) déjà hype des années précédentes, les buzzwords à la mode en 2004 ont été la SOA et l'ESB, Enterprise Service Bus (VendrEDI n°82). Et les gourous de la plupart des offreurs suivent Gartner et n'ont aucun doute sur l'intérêt de "vendre" la SOA aux utilisa-teurs. Avec quelques nuances de la part d'IBM. Ce qui veut dire que 2005 sera l'année où l'on parlera beaucoup de SOA ! Par contre, il n'y a pas la même unanimité parmi les offreurs et les analystes concernant l'ESB. Pour certains, souvent offreurs spécialisés, l'ESB est incontournable : pour Sonic Software, l' ESB est le A de SOA, c'est à dire en fait sa véritable architecture ; pour Iona l'extensibilité de son produit ESB est un atout. Donc, pour eux,   The Bus stops here, et on a quand même intérêt à y monter ! Au contraire, pour bien d'autres, l'ESB est inutile, les SW étant suffisants, et End of the road for ESB ! Enfin, pour certains :  You Don’t Need To Queue To Get On The ESB car les choses ne seraient pas très claires. Par exemple, Gartner, "inventeur" du concept ESB  craint qu'en mettant simplement une couche d'ESB par-ci par-là sur le messaging existant, on finisse par avoir plusieurs ESB qu'il faudra coordonner etc. D'ailleurs, pour IBM, il faut démystifier l'ESB, qui n'est pas un "produit" à acheter, mais simplement l'objectif d'alléger les endpoints des applications en renforcant le bus de transport des données entre ces endpoints. En partant de l'ensemble de l'existant, y compris les SW et les autres formats de messaging, EDI ou ebXML.
En laissant de côté l'ESB, et en essayant aussi de démystifier la SOA, les  gourous prévoient que 2005 sera l'année du management de la SOA en liaison avec les SW et le BPEL, grâce, en particulier, à l'achèvement à Oasis du standard WSDM.
En 2004, les ERP/CRM vendors (SAP, Oracle etc.) ont adapté leur plate-forme à l'approche "service" interne de la SOA. Mais les business processes touchant l'entreprise étendue à ses partenaires, et SOA et SW devant rapprocher IT et  business, les SW, une fois sécurisés, devront bien à la fois être internes et externalisés sur le Web, en mode EDI. Ce pour quoi les SW ont d'ailleurs été conçus, comme leur nom l'indique. C'est ce que prévoit IBM comme étape pour des SOA interopérables.
Mais l'EDI utilisant des formats traditionnels comme Edifact sera toujours vivant ! Et comme pour les langages XML, les premiers de l'EDI seront les derniers pour les SW !
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