Bonjour,
 
Ci-dessous VendrEDI n° 93. Comme d'habitude, me signaler par retour de courrier des adresses de nouveaux lecteurs ou votre souhait de ne plus recevoir VendrEDI.
 
A fréquenter : le portail de Riquier Mairesse dédié à l'EDI et à l'EAI francophones à l'adresse http://edi2eai.free.fr/  Très intéressant, et pas seulement parce qu'il reprend des articles de VendrEDI..
 
A signaler : parution  d'une TERMINOLOGIE BANCAIRE ET FINANCIERE MULTILINGUE, sous la direction de Nadia ANTONIN (ancienne d'Edifrance et membre de l'Académie des Sciences Commerciales), en collaboration avec le Comité français d'organisation et de normalisation bancaires. Editeur : Revue Banque Edition.
 
L'objectif de l'ouvrage est de présenter les nouveaux concepts, souvent anglo-américains, des TIC dans la banque et la Finance, avec des définitions précises, claires et concises et de donner leur traduction dans plusieurs langues (anglais, allemand, espagnol, italien, portugais et russe). 
 
Cordialement
 
Claude Chiaramonti
 
Dernière minute : Henri Viénot, pionnier de l'EDI dans le Transport, vient de nous quitter. Sa grande convivialité et sa gentillesse le feront regretter de tous ceux qui l'ont connu.
 
 
 
 
 
   VendrEDI   lettre de Claude Chiaramonti
 sur les données de
l'échange électronique
           Numéro 93      22 avril 2005
  B2B en Seeburger : 
Point sur la"démat"
  de l'EDI aux Services Web
EDI ou signature électronique
Spécialisée dans l'intégration  pour le B2B, la socié-té mondiale d'origine allemande Seeburger est bien implantée dans l'EDI en Europe, en particulier pour l'automobile et la distribution. Mais Seeburger est aussi pionnier en Europe pour le recours aux Services Web (SW) : faisant partie des leaders en Europe, son produit-phare, Business Integration Server (BIS) décline ainsi toute la gamme technique de l'intégration du B2B pour être un lien souple entre réseaux, applications et partenaires commer-ciaux. Couvrant aussi la vente en ligne, les sites d'enchères et les places de marché. Sans oublier la position  privilégiée de Seeburger pour "l'ouverture" de tous les ERP : son accord avec SAP, en parti-culier, est la confirmation d'un partenariat réussi permettant aux entreprises utilisant toujours SAP R/3, comme à celles migrant vers SAP XI, d'intégrer leur B2B en EDI, Web EDI, EDIINT ou XML et Services Web. Aussi bien en RVA point à point qu'en Intranet, Extranet et sur Internet ouvert.
A noter une fonctionnalité "Paper to ERP" qui permet de saisir par lecture automatique multilingue les données des commandes et factures, que les entreprises recoivent encore majoritairement en papier ou par fax. En les vérifiant par rapport aux données figurant déjà dans l'ERP. Avec le complément d'une fonction ouverte, BIS:Digital Invoice, s'adaptant aux différentes législations euro-péennes pour la dématérialisation de la facture.
Le convertisseur XML de BIS permet de traiter tous les formats, depuis les messages Edifact (pour E.Leclerc notamment) EANCOM ou Ansi X12, les formats VDA/Odette pour l'automobile européenne, les données de CAO (sous le format de l'automobile française Galia) etc. Avec une offre déjà en place, individuelle, ou liée à SAP etc. pour l'emploi de la saisie des données et de leur suivi en RFID.
Pour plus de 6000 clients dans le monde, Seeburger et son BIS traitent bien au total de toutes les formes d'intégration d'application à application, en interne (A2A) comme en externe (B2B), quelquesoient les plates-formes, les systèmes d'exploitation ou d'appli-cation, depuis l'EDI communautaire traditionnel jusqu'à un portail de Services Web offerts aux tiers avec SOAP. Avec une déclinaison épousant les scénarios de business sectoriels.
 
En EDI, le message facture Edifact INVOIC est sans doute encore le plus utilisé. Et la dématériali-sation de la facture s'est d'abord mise en place dans les grandes entreprises participant à des commu-nautés EDI. C'est d'ailleurs à la demande de Galia, association EDI de l'automobile française, que la DGI a étudié une 1ère validation juridique de la facture électronique de type EDI (données structu-rées). Depuis 2001, et une Directive Européenne, s'est ajoutée la possibilité d'une facture "document", avec signature électronique, proposée par des sociétés comme Adesium. Et on parle de "démat fiscale", quand la DGI ne demande plus de confir-mation papier pour vérifier la TVA.
Où en est-on ? L'electronic business group (ebg), qui rassemble les grandes entreprises françaises et s'étend en Europe, a réalisé, il y a quelques mois, un Livre Blanc pour les décideurs, très complet, avec des témoignages. Deskom, qui vient de présenter avec Influe une offre européenne de facturation électronique, a collaboré à ce Livre Blanc où sont étudiés les obstacles à une généralisation qui procurerait à tous des économies. Ces obstacles résident tout d'abord dans l'hétérogénéité des systèmes. Côté fournisseurs "sortant" des factures comme côté acheteurs les "entrant", il faut pouvoir offrir la gamme des options et des formats. Cf aussi le site dédié de GS1 France (Gencod EAN).
Pourtant, les données de la facture sont bien déjà enregistrées au moment des commandes, avec des modifications, le cas échéant, lors des livraisons. Et c'est la livraison qui crée les droits à paiement, la facture étant surtout là pour prouver  une assiette TVA etc. commune au vendeur et à l'acheteur.
Autrement dit, la facture électronique devrait être la cerise sur le gâteau de la supply chain et figurer, tout naturellement en conclusion d'un e-business. Et Edifact ne s'étant pas généralisé, et en étant resté, pour l'essentiel, aux messages isolés, c'est donc aux Services Web et à BPEL qu'on peut penser pour, un de ces jours peut-être, "orchestrer" l'extension de la "démat" à ceux qui passent à l'e-business en dehors d'une communauté EDI. En acceptant les factures électroniques signées des "isolés", ou en lisant automatiquement (cf. ci-contre) les factures papier des "anti-TIC" !
 
Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données   Petit Glossaire du B2Bfr

 "e-domotique" et SW
  
Langage commun :
   à partir de l'e-construction
 
 mapping, fusion ou CORE ?
L'industrie du bâtiment a, elle aussi, ses langages métiers XML du B2B, comme ifcXML et aecXML (architecture, engineering and construction). L'objectif de l'IAI (International Alliance for Interoperability) est ainsi de ne plus revoir de Tour de Babel, en organisant l'information des métiers autour d'un modèle partagé. A côté de ces propositions très US, l'Europe a lancé bcXML, puis a adopté des CWA (CEN Workshop Agreement) pour l' e-construction avec un framework qui fait référence notamment aux normes ISO.
Mais il ne s'agit pas de s'en tenir au cycle de vie d'une construction, mais de préparer le facilities management et même "l'e-domotique", promise à un grand avenir. La domotique comprend déjà la possibilité d'actionner à distance les appareillages gérant les locaux professionnels et d'habitation. On peut ainsi lancer de loin une cuisson, régler le chauffage etc. De plus, la domotique peut "avertir" automatiquement en cas d'intrusion non prévue. Cette "télé-surveillance" est en passe de s'étendre à la gestion des équipements de toute sorte, air conditionné etc.  D'où,  devant l'importance du mar-ché, la "co-existence", surtout aux USA, de trop de consortiums et standards. A citer, l'ASHRAE et son BACnet, CABA  et son oBIX, transféré à Oasis, ainsi que LonMark ou le projet SIMA du NIST, AEX ou  OPC lié à des produits Microsoft.
La tendance est d'affirmer le rôle des Services Web (SW) comme vital pour le futur des Integrated and Intelligent Buildings, pour la IT convergence de l'industrie des HVAC/R (heating, ventilation, air conditioning, refrigeration). En effet, le problème des capteurs étant résolu, les SW semblent bien adaptés pour fournir des formats standardisés réutilisables, à la fois pour des messages d'alerte et pour les réglages en retour. Par exemple pour éteindre automatiquement la lumière dans une salle d'aéroport quand aucun vol n'y est prévu. Ou pour la surveillance à domicile des personnes handicapées ou très âgées, proposée avec des SW par l' Université de Trente (Italie). Encore faut-il qu'il y ait eu d'abord convergence vers des standards en la matière, pour que l'interopérabilité entre des systèmes le plus souvent hétérogènes soit garantie !
Et après "l'e-construction" et "l'e-domotique", même le B2C peut être concerné ! Il se peut que les réfrigérateurs enregistrent un jour la sortie de la moindre bière pour en passer commande, si nécessaire. En SW, ou encore Edifact, tant que ce sera toujours le format utilisé par le supermarché du coin !
 
Le côté eXtensible de XML conduit à des langages métiers collant bien au terrain. Mais cela présente un risque, celui que des domaines contigus aient chacun leur langage, avec la possibilité d'incompré-hensions réciproques. Pour éviter ce risque deux solutions : 1/ "mapper" les langages deux à deux s'il y a des échanges électroniques entre eux ; 2/ tenter de fusionner toutes les données des langages. Mais cette dernière solution ne peut gommer les diffi-cultés sémantiques pratiques, lorsque plusieurs termes différents désignent la même chose, ou que le même concept a plusieurs libellés. Il faudra bien garder tous les termes et libellés dans un registry, avec quand même du mapping entre eux !
Les autorités fédérales US en font l'expérience. Un XML Federal Registry des données administratives doit être ainsi préparé par les Départements de la Justice et de l'Intérieur US. La solution était de se baser sur GJXML, langage du Justice Department, ayant déjà fédéré plus de 200 utilisateurs, de l'échelon local à l'échelon fédéral. Mais tout en gardant le modèle de GJXML, le Justice XML Data Model, mieux valait tenir compte des core-data-types du HSD (Homeland Security Department). D'où le NIEM, National Information Exchange Model, censé pouvoir ensuite être utilisé dans les autres secteurs de l'administration US.
Problème : le HSD avait déjà participé il y a quelque temps à une initiative semblable, cette fois animée par la FEMA (Federal Emergency Management Agency) appartenant pourtant au même secteur de la sécurité ! Et chacun de se demander comment deux initiatives visant à la data interoperability vont donner l'exemple ! Autre doublon, l'initiative Justice-HSD est baptisée CORE (Collaboration on Objects for Reuse and Exchange) et reprend donc le sigle d'un autre CORE (Component Orga-nization and Registration Environment), un réper-toire fédéral en ligne de composants business de l'Enterprise Architecture...
L'objectif peut bien être de take the core data elements pour un seul glossaire XML fédéral,  dis-suadant d'autres agences de s'en bâtir un : on voit qu'en fait les doublons persistent dès le départ ! C'est que "l'information, c'est le pouvoir" est toujours vrai, avec XML, et avec des agences US qui ne veulent rien perdre de leurs prérogatives ! La sagesse est peut-être de s'en tenir au mapping entre langages métiers XML ! Et de se contenter des quelques données intersectorielles "neutres" pour un Core XML registry, du genre date de naissance ou adresse.
Ce numéro 93 de VendrEDI a été adressé à 1370 abonnés      Pour écrire    
Tous les numéros de VendrEDI peuvent être téléchargés à  http://www.actimum.com/acvendredi.htm